Didlina

PSAr de 2008

 

Arrivée à la maison en 2011, sérieux état de « maigreur » d'après le rapport véto de la visite d'achat. Une jument soumise, rejetée, stressée et angoissée : 9 mois pour la retaper physiquement, le mental n'avait pas trop souffert encore je trouve, juste une sensibilité qu'elle apprend à gérer. Pourquoi elle, pourquoi j'ai dit oui quand on me l'a proposé, je ne sais pas … mais aujourd'hui je sais. Elle est celle avec qui je nous vois vivre de jolies petites choses, à notre niveau maintenant, à notre rythme aussi puisque je n'ai plus le même temps à consacrer à mes chevaux – un petit bébé est arrivé il y a peu dans notre vie - , mais c'est avec elle, c'est certain. On a pu faire un peu de travail au sol depuis un an, d'après la méthode Parelli, un peu d'extérieur en main aussi vite fait ; et nous voilà prêtes aujourd'hui à nous faire aider par Alain Bellanger pour le transfert monté notamment et pour la découverte du monde extérieur et de ses « fantômes » aussi.

Didlina est une jument extraordinaire. Une sorte de communion assez forte entre elle et moi, qui me fait beaucoup de bien, et qui je crois lui convient.

Petit rêve avec Didlina dans un coin de ma tête, qui sait, les carrés de dressage vont peut être de nouveau m'accueillir un jour … Mais en attendant, on consolide tout et pour longtemps !

 

 

Lundi 26 mars 2012 : Première séance.


Premier contact avec Alain Bellanger, très bon. Dans la continuité de nos échanges téléphoniques. C'est un homme ouvert, accessible, pédagogue et sympa en prime. Le besoin est cerné, les objectifs énoncés, notre histoire est écoutée, les chevaux et moi même sondés.

 

Il entre en scène et tout se passe comme je le fait moi-même avec un cheval, dans le calme et dans la simplicité. Didlina réceptive, les longues rênes étaient une première pour elle et je pense qu'Alain a apprécié son contact et sa sensibilité. En tout cas il a su s'adapter, à elle, à ces codes que j'ai mis sur elle aussi, pas toujours évident je le sais. Alain sait ce qu'il fait, il décrit d'ailleurs ce qu'il fait, il est hyper intéressant et déjà j'ai l'impression d'avoir trouvé l'homme qui va nous aider au mieux pour notre suite.


Petit tour de longues rênes ensuite en extérieur où son fidèle Sam nous a bien aidé parfois ;) Didlina attentive qui a bloqué à quelques moments, mais une Didlina qui aura été vraiment bien drivée, dans le calme et la fermeté. Séance très positive pour tout le monde.

Super et merci Alain !

 

Une belle journée pour ce lundi de Pâques « chocolaté » !

 

Et une Didlina qui a complètement intégré la 1ère séance de longues rênes quinze jours plus tôt. Révision des acquis en milieu clos, en intégrant le mors à aiguille ensuite : direction ok, arrêt, immobilité, ils se sont même octroyé quelques foulées de trot, histoire de … Nous voilà partis en extérieur, accompagnés de la jolie Laura, et c’est dans un quartier résidentiel que nous allons nous engouffrer. Des enfants qui jouent et qui crient, les boules de pétanques qui claquent, et des bouches d’égout et défauts de route qui peuvent surtout faire très peur à notre demoiselle Didlina ! Alain l’amène à réfléchir, à étudier les problèmes et c’est à Didlina de trouver la solution, qu’elle essaye d’esquiver parfois.

 

On ne sera pas sorti longtemps, juste assez pour me permettre aussi de « prendre les rênes » et de me trouver toute étonnée de mener depuis l’arrière ! Alain était là, c’était plutôt rassurant, surtout quand il a fallu que je lui repasse la bête. Pas forcément évident de changer de place quand on est habituée à driver par l’épaule, mais j’ai trouvé ça vraiment sympa, et c’est un bon outil qui est très utile pour l’éducation et pour notre suite. De retour en milieu clos, harnais et longues rênes tombés, Alain tente pour la 1ère fois le fameux « sac à patates » sur le dos de Didlina. Elle ne semble pas gênée, un peu déséquilibrée normal.

 

Son seuil de tolérance est vite atteint, le Lama qui sommeille en elle se réveille, et la voilà qui fouaille vivement de la queue, plaque fortement les oreilles et jette vivement ses postérieurs à l’horizontal, elle arrive même à faire quelques sauts de moutons, tête entre les antérieurs. Alain a le bon timing, il sait quand demander et il sait quand arrêter surtout. Quelques foulées de pas monté en dehors du rond de longe ensuite, un arrêt et une immobilité plus tard, Alain nous a encore offert une belle séance. Merci !

 

Lundi 14 mai 2012 – 3ème séance

 

Il s'est passé un peu de temps entre la 2nd et cette troisième séance.

On a « travaillé » les longues rênes seules, Didlina et moi, à deux reprises. Tout s'est très bien passé, je n'ai pas excédé les 5 minutes. De toutes façons, je dépasse rarement le quart d'heure en travail au sol sauf quand il s'agit de sortir en main, pour se balader un peu, où une heure entière est moins gênante.


J'ai même essayé le tapis, le surfaix et la selle une fois. Sanglage délicat, je n'ai pas voulu trop serrer, je la sentais gênée. Envoi sur le cercle au pas histoire de, un petit coup de vent et un petit écart ont suffit pour que Didlina parte dans un beau rodéo. J'ai préféré lâcher la longe, elle était complètement déconnectée, la selle qui lui avait glissé sous le ventre entre temps lui faisait faire de plus en plus de sauts de mouton et de cabrés. J'ai essayé de la rassurer par ma voix, elle a été longue a redescendre, et quand elle s'est arrêtée net, c'est l'oeil complètement exhorbité que je l'ai libérée.


Alain est revenu aujourd'hui pour la monter. Sanglage progressif et ajusté bien entendu. On est sorti direct en extérieur, d'abord en main puis quand il a senti Didlina, il est monté sur son dos. Il lui est arrivé de descendre quand c'était nécessaire, à un croisement un peu dangereux ou quand plusieurs dangers se présentaient, en même temps. Prudence et sécurité, le montoir a été travaillé ! Didlina s'est bien comportée, on a croisé des voitures, des camions, des chiens, des tondeuses, des pelleteuses, des gros cailloux qui font peur, Alain a bien su la diriger et son attitude à lui la rassure beaucoup je trouve. Il me rassure aussi. Didlina nous a même offert quelques petites longueurs de trot, qui paraît si fluide déjà chez elle quand elle est lancée.


Super séance encore qui donne envie de continuer. Merci Alain, encore une fois.

 

 

Séance Didlina - Lundi 28 mai 2012 

Deuxième sortie monté en extérieur pour Didlina, aux trois allures cette fois. Un peu de vent, beaucoup de taons, elle était plus tendue que la fois précédente et les écarts étaient plus fréquents. Le reculer semble être devenu une de ses défenses sur laquelle Alain a travaillé dans le calme et dans la fermeté. Il l’a laissé se gérer seule sur son premier galop en extérieur, la fin était un peu en zigzag, normal c’est une pouliche à qui on va apprendre à évoluer droit.

Retour à la maison, un petit tour en carrière monté pour la 1ère fois. La direction au pas et au trot a été travaillée, la sensibilisation aux jambes aussi. Son côté droit est un peu plus tendu, mais à la fin de cette séance Didlina était déjà plus souple dans son ensemble. On a même eu droit à deux petits galops à juste sur chaque pied à la fin.

Tout s’est très bien passé cette après-midi, tout a été bien géré.

 

J’étais prête à poser mes fesses sur elle pour la première fois, mais Didlina ne l’était pas encore. La prochaine fois peut être …

 

Encore merci Alain et à bientôt !

 

 

Séance Didlina 20 juillet 2012

Alain n'était pas revenu depuis un mois et demi, et je n'ai rien pu faire autour de Didlina depuis, même pas la sortir pour la brosser. Ça s'en est un peu senti pour la selle et le début de sortie en extérieur a été un peu tendu. Rien de bien méchant, mais je vais au moins essayer de "travailler" l'immobilité au tapis, à la selle et au sanglage ; ce sera bénéfique pour le reste.
Une sortie d'une petite heure, au pas uniquement, bcp de voitures et Alain a surtout travaillé sur l'immobilité, son point faible. Croisement, parking sont des terrains de jeu intéressants. Alors il faut etre patient et ne rien attendre d'autre, dans le calme et la fermeté tout le temps. Didlina a bien essayé de s'énerver un petit coup, mais juste essayé, Alain lui a expliqué ^^

De retour à la maison, la carrière les attend, mais malgré l'heure matinale, les taons arrivent et Didlina s'agite un peu. Un coup de spray, direction le rond de longe et Alain me fait monter pour la 1ère fois sur le dos de ma jument. Je réalise sans réaliser, je la sens bien et je suis bien, mais je ne perd pas de vu que c'est un poulain et je veux me faire la plus discrète possible. 

Je ne veux pas laisser de place à mes émotions, je suis "dedans". Ça aura duré 2 mn 30, gauche/droite, un petit tour de trot à chaque main, top confort c'est trop bon, arrêt, immobilité et j'ai demandé à Alain de revenir à sa tête pour descendre, ça me rassurait.
Comme d'hab merci Alain et merci à Didlina pour ce moment que je réalise encore à peine !!

6ème séance- Lundi 17 septembre 2012

Une Didlina coopérative pour le montoir dans le rond de longe et qui a mis beaucoup de temps à se mettre "dedans" après, une fois montée en carrière.
Les mois d'été ont été particulièrement chauds et maintenant qu'il commence à faire plus frais, le vrai caractère de dominante de Didlina refait un peu surface et il semblerait qu'elle se comporte avec nous comme elle vit au quotidien dans son petit troupeau. Elle a envie de travailler, elle est demandeuse, mais ce serait à sa façon et suivant ses envies à elle. 
Si le travail au sol est acquis, le transfert monté est plus compliqué et Alain a encore fait preuve de beaucoup de patience pour arriver à la détendre, au pas essentiellement pendant une heure, et arriver a effectuer ensuite un peu de trot sous contrôle aussi. 
Didlina est extrêmement intelligente, elle est fine et sensible, elle est surtout très forte mentalement, et elle s'engouffre dans la moindre faille pour se manifester, 2 ou 3 rebellions façon petits cabrés qui ne laissent pas beaucoup de matière entre les jambes ni entre les mains, une vraie anguille, une vraie chipie ; on lâche l'attention une seconde et ça suffit. Il a fallu être doux et ferme et Alain a pris tout son temps pour qu'elle finisse par accepter de coopérer un peu.
 On a eu de jolis plis, et son coté raid qui est le droit a été bien assoupli. Son port de tête naturellement haut s'est placé, dans la décontraction et la douceur, plus bas ; ça a été une séance qui a été "dure", même s'il gère pire comme cas c'est certain, mais très positive.

Encore merci Alain pour ce matin, on se revoit bientôt, nous en avons bien besoin !

7ème Séance du lundi 8 octobre 2012

 

Si on devait résumer notre séance, ce serait « lâcher-prise ».

Didlina est dans une phase dure. Elle est de plus en plus dominante, devient très violente même dans le troupeau, et ce qu’on lui propose, même si c’est demandé gentiment et de son niveau et en fonction de son âge, même si on y met les formes, c’est rebellion direct et dès le départ.

Alain gère tout ça parfaitement bien, il sait lui « parler », il sait lui montrer, dans le calme et dans la fermeté.

Didlina est le premier poulain de la semaine, on est lundi matin, il fait frais, la jument a de l’énergie, normal. Le montoir, c’était en carrière. A peine assis, Alain se glisse direct en sac à patate ; elle s’apprêtait à le désarçonner alors que rien n’était perceptible mais lui l’a senti ; et il a pu ainsi gérer, dans cette position, les volées de postérieurs et son caprice, comme si de rien.

Didlina 0 – Alain 1.

 

En route vers l’extérieur, la séance précédente en carrière uniquement avait été nécessaire mais dure, il ne faut pas la blaser. Il lui a bien fallu une bonne demi-heure avant de « descendre », Didlina était sur l’œil, elle « beugait » presque à chaque pas. Alain la met en avant, il l’a stimule au bon moment, elle doit avancer tout pendant qu’on ne lui demande rien. Mais l’immobilité aussi a été encore travaillée, son point faible. Avec Didlina, il faut que ça bouge tout le temps, avec Alain il faut que ça bouge quand on le demande et pour ça, il est très patient.

Une petite clairière en bordure de route à 30 mn de la maison a permis à Alain de caler la jument. Il a lui a demandé de se concentrer et c’est au trot principalement qu’ils ont travaillé. La suite de la balade était moins tendue. On a traversé des lotissements, croisé beaucoup de voitures, de gros camions ; et Alain a même pu tester la jument sur son potentiel de cheval de patrouille, ils ont fait rentrer chez lui un chien échappé !

 

La sortie aura bien duré 2 heures. Arrivés à la maison, la jument semble bien, Alain la sent bien, il me regarde et me dit : « Vas chercher ta bombe, tu peux la monter, elle a « lâché ». » Ce terme est vraiment bien trouvé et il lui correspond tout à fait. J’étais réticente au départ, je vivais la séance depuis le début, j’ai tout vu, tout absorbé, je ne me sentais pas, et puis je la vois vivre au quotidien, elle est très dure, même si elle est gentille comme ça. Mais c’était génial, Didlina a été géniale après avec moi, Alain a eu carrément raison, comme souvent. Ce n’est que la deuxième fois que je la monte, et si on m’avait dit qu’avant la fin de l’année j’aurai pu monter dessus en toute sécurité comme ça et me faire un peu plaisir …

La route est encore longue, nous n’y sommes qu’au début, mais avec Alain j’ai l’impression que tout est possible quand il est là.

Alain 1 – Didlina 1 - Aude 1.

 


 

7ème Séance Didlina – lundi 29 octobre 2012

 

Le froid hivernal est arrivé. Didlina est très en forme et a su nous le montrer.

J’ai été chargée de la connecter à pied, on a eu le droit à quelques petites démonstrations qui nous rappellent que c’est une jument de sang. Alors c’est sûr elle est belle, elle s’extériorise, ça monte « haut » et ça en jette, elle a besoin d’ailleurs de ça ; mais notre but est d’arriver à concentrer ce trop-plein d’énergie dans un petit travail calme et réfléchi, tout en gardant de l’allant et de l’allure. Dès qu’on la sollicite elle se rebelle, c’est sa marque à elle, pour commencer.

 

 La séance précédente avait été dure pour elle parce qu’elle avait mis du temps à « lâcher » mentalement, et bien lors de cette séance-ci, elle a été beaucoup plus coopérative et plus vite. Pas de tentative d’éjection quand Alain est monté dessus, un dos souple et détendu, il a senti tout de suite la différence. 

On reste toujours « méfiants » car on sent qu’à tout moment une mouche peut la piquer et elle peut éclater, mais globalement bonne petite séance, peu de travail monté mais une jument qui s’est mis dedans plus vite et qui semble commencer à comprendre ce qu’on attend d’elle.


Merci Alain, à bientôt !!

 

8 ème Séance Didlina - Lundi 19 novembre 2012

Une séance de travail à pied avant de commencer chaque séance devient nécessaire. Elle permet à Didlina de passer du mode "off" du paddock au mode "on" avec moi, au travail. Une fois qu'elle s'est extériorisé et qu'elle a jeté son énergie au sol, Alain la monte. C'est la 2ème fois qu'au montoir, le dos de Didlina est souple, elle ne se met plus systématiquement en défense, c'est une bonne chose.
L'extérieur nous appelle et nous voilà très vite partis en dehors de la maison. Comme d'habitude il y a beaucoup de voitures, de camions, il y a des vélos, des chiens. Didlina s'est vraiment améliorée et commence à tenir l'immobilité, elle commence à devenir patiente. C'est éprouvant pour elle l'extérieur, elle n'est vraiment pas rassurée, elle a besoin de sentir Alain et sa motivation pour avancer. Vers la fin du tour, Alain me monte pour la première fois sur le dos de Didlina en extérieur. Les sensations ne sont pas les mêmes, son allure a tout de suite plus de rebonds, ça me perturbe. La petite difficulté qu'Alain me demande de faire après être rentrées à la maison toutes les deux, c'est de repartir au bout du chemin. Blocage arrivées sur la route, la jument n'a plus envie, moi non plus, je ne suis pas dedans, impossible d'aller plus loin. Alain intervient, nous remet en avant, on fait 20 mètres seules, demi-tour et on revient, pour de vrai cette fois ...
J'ai pu trotter à deux reprises et son trot est bien agréable, ca me donne envie une fois lancée que ça ne s'arrête jamais et qu'il n'y ai rien pour nous arrêter. Didlina aurait besoin d'être sortie, de voir des choses différentes chaque semaine, elle en a besoin, elle en a envie. Je regrette juste de ne pas avoir plus de temps et plus d'énergie à lui consacrer.
Je viens de me souvenir que lorsque j'ai contacté Alain fin 2011 pour commencer à travailler avec lui au printemps dernier, mon souhait était d'être sur le dos de ma jument en carrière avant l'été, et sur son dos en extérieur avant l'hiver. Je réalise que malgré le peu de séances ensemble, il m'a amené là où j'avais souhaité. Pour Noel, j'ai juste envie de commander un peu de sommeil et d'énergie pour pouvoir continuer ...
Merci Alain de nous aider.

9ème séance  : lundi 08 avril 2013: 5 mois sans être montée, ni travaillée. Mais c’est en autonomie que Didlina a gagné cet hiver : on a réussi à la rendre moins dépendante des autres, elle ose aujourd’hui aller brouter seule chaque jour dans le fond du champ sans personne, sans rentrer dans une transe interminable comme elle en a toujours eu l’habitude si elle était seule.

C’est une jument encore angoissée par ses angoisses et toujours réactive qu’Alain a retrouvé, surtout que l’on est parti direct en extérieur en l’exposant très vite à un fort stress dans une zone industrielle : défilé de camions-bennes, remorques, motos, bruits stridents de scierie, des déchargements … ça a été très sportif, chaud même à un moment. Mais Alain a parfaitement géré Didlina, une fois de plus, il sait faire exactement ce qu’il faut pour l’aider à passer sans dégât ces pics de stress justifiés, et pour ne pas la braquer non plus. Sortis de tout ça, la jument relâche un peu, mais l’attention ne se relâche pas pour autant : de nombreux écarts à cause des plaques d’égouts avec lesquels elle a beaucoup de mal, plus qu’avec les gros chiens qui font vibrer les grillages en lui aboyant dessus par exemple.

C’est une attention de chaque instant, différente pour nous 3, mais Alain sait aussi s’extraire de son rôle de guide sérieux pour se faire plaisir et sait faire plaisir au cheval. Un magnifique champ plat de pissenlits s’offre à nous et les voilà parti au petit galop complètement contrôlé, Alain revient avec le smile et Didlina toute fraîche, on sent que ça lui a beaucoup de bien de se lâcher un peu comme ça. C’est tout simple et c’est trop bon ! Un 2ème champ plat de pissenlit quelques dizaines de mètres plus loin !?! Allez hop, c’est reparti ! La jument petit galop nickel, qui commence gentiment à assimiler les pissenlits à la galopade maintenant, elle devient demandeuse la chipie ^^

On arrive à un village, immobilité au stop : Didlina nous impressionne un peu. Fut un temps elle aurait vite cherché à bouger, à reculer, à s’impatienter. Non là elle attend, cool. On repart tranquillement, on retente une immobilité avant un rond-point, et pareil elle attend, c’est une belle victoire, surtout après 5 mois sans rien avoir fait ni vu du tout ! On est sur le chemin du retour et Didlina est plus détendue, et joyeuse aussi, elle a envie de s’exprimer : un petit pile et un petit cabré histoire de montrer qu’elle aussi elle sait prendre des initiatives. On calme tout, on emprunte un petit chemin différent jusqu’à la maison histoire de, elle passe même un petit fossé en marchant dedans (sans sauter), quel plaisir de la voir ainsi.

Cette séance de reprise se terminera en carrière où elle a montré son agacement pour le galop à gauche qu’elle a du mal à prendre d’une façon générale (séances d’ostéo en cours). Alain m’invite à venir la monter un peu, alors que je ne pensais guère participer à quoi que ce soit après 5 mois d’inactivité.

 Je suis toujours un peu méfiante parce que je sais ce qu’elle est capable de faire et je n’ai pas le droit à l’erreur, mais avec Alain à nos côtés je fais. Quelques minutes au pas et au trot nous ont suffit, ça m’a fait trop plaisir de monter ma jument en fait, je l’ai réalisé après. Didlina a passé des caps importants et j’en ai passé un aussi pour ma part : avant l’été je monte dessus sans qu’Alain soit physiquement avec nous (je dois mettre en place un système de visioconférence embarqué pour que j’ai l’impression qu’Alain soit là – il faut juste que j’équipe Didlina de Wifi J ).

Merci Alain, merci de continuer de venir de si loin pour nous !

 

Séance Didlina 31 mai 2013

 

Une semaine après la dernière séance d’Alain, le 8 avril dernier, j’ai pris l’initiative d’une séance de longues rênes toute seule avec Didlina. On a fait le tour de la maison, slalomé entre les arbres, on a même tenté un peu de trot aux deux mains dans la carrière, c’est tout, et ça s’était très bien passé.

Aussi, je me suis même surprise à un premier essayage de selles mi-mai sans qu’Alain soit là. C’était la première fois que je montais ma jument seule, sans la présence rassurante et bienveillante d’Alain à nos côtés, mon mari était dans le coin. La jument a été exemplaire alors que j’ai essayé 3 selles différentes, elle n’a absolument pas bougé, et cette phrase que l’on m’a dit ce jour-là, que j’avais déjà entendu auparavant mais que je ne voulais pas écouter (pas prête ?), m’a fait un tilt supplémentaire : « Cette jument vous fait confiance, elle vous suivra au bout du monde. »

Il s’est passé quelque chose ces dernières semaines, ces derniers mois. Didlina a toujours été prête et demandeuse, moi moins, plus en retrait, plus prudente ; mon manque de temps et de disponibilité autour de mes chevaux y sont sûrement pour quelque chose, mais pas seulement : j’ai eu un déclic et je ne m’y attendais pas, pas comme ça. J’en suis la plus heureuse. Depuis, je continue mes essayages de selles seule, comme si ça avait toujours été normal, ça l’est devenu en tout cas.

Nous ne sommes pas encore prêtes à partir seules en extérieur sans Alain par exemple, mais notre collaboration autour de Didlina est plutôt positive et agréable, ça fonctionne bien tous les 3 !

Cette séance du 31 mai 2013 a été marquée par 90 km/h de mistral. C’est l’extérieur qui nous appelle, la carrière aurait pu être le risque d’une séance trop stressante ce jour-là.

Et c’est à pied, avec ce vent qui lui sifflait dans les oreilles et lui plaquait la queue entre les fesses, que la sortie en extérieur a commencée. On a marché longtemps, Didlina ne semblait pas trop perturbée par le vent, elle qui nous a montré plus de stress parfois sans vent ; elle nous a impressionnée dans sa façon d’analyser les dangers potentiels. Comme si elle aussi avait mûri. Elle semblait avoir moins peur de ses propres sœurs, elle paraissait plus posée. Toujours la volonté de s’échapper un peu au montoir, Alain est monté et descendu plusieurs fois en fonction des situations. 

On a traversé et longé une route très passante, rencontré des camions qui roulent vite, celui des pompiers en opération, on a traversé un fameux carrefour sans encombre, Alain gère ca toujours parfaitement. On accède au pied de la colline et on s’engouffre dans les bois. Une petite clairière s’offre à nous, plus un brin de vent, le calme, le bonheur. A ce moment-là j’aurai voulu être à la place d’Alain, sur ma jument. Son sourire à lui était bon à voir, il était vraiment bien, et la jument était top.

 

Le retour s’est fait un peu plus dans le speed à cause de la grande route et c’est un trot de trotteur que cette pur sang arabe nous a sorti, mistral de face. Il n’y eu pas un écart de la part de Didlina, elle a vraiment changé, elle a vraiment bien évolué, ça fait trop plaisir !

Mille merci Alain, et à très vite !!!


 

 

11ème séance Didlina - vendredi 14 juin 2013


Le débourrage de Didlina est terminé, l'heure du dressage a commencé à sonner. C'est une fabuleuse séance en carrière qui s'est déroulée ce jour là alors que je ne m'y attendais pas. Notre 1ère "vraie" séance de travail.
Pourtant, un vacarme de pétards (sans doute pour chasser les oiseaux des fruitiers voisins) a réveillé tout le monde ce matin là, surtout notre misstinguette qui a eu beaucoup de mal à redescendre. Il m'a fallu un peu plus de temps qu'à l'habitude pour la reconnecter à moi.
C'est Alain qui détend Didlina. Tout se passe bien, elle est dans un bon jour, calme, réceptive, il n'y a pas encore de taons pour nous embêter non plus. Très vite je prends le relais,  et après ça n'a été que du bonheur ...

On a travaillé les trajectoires et le contact avec la bouche. J'essaye d'appliquer au mieux les conseils d'Alain, c'est en continu et ça me met "dedans" direct. Je dois bien sur penser à plein de choses à la fois, mes mains, mon bassin, mes épaules, mais je ne pense absolument pas à ce qu'il peut se passer, un écart, une ruade, n'importe quoi, non, je suis en confiance et Didlina aussi.

On aura fait de jolies courbes par moment, des extensions au trot, un arrêt du trot pour repartir au trot. Ça parait simple mais c'est énorme pour nous, en si peu de séance avec Alain et depuis si peu de temps que Didlina est arrivée dans ma vie et que je m'en occupe. Mais c'était trop bon, tout s'est bien passé, on a trouvé ça "propre" avec Alain ; j'ai l'impression que lui aussi a été agréablement surpris ;)
J'ai continué mes essais de selle seule après cette séance d'ailleurs et ça a été nickel.


À très bientôt pour notre prochaine séance et merci encore Alain d'être là pour moi !

12 ème séance lundi 15 juillet:

 

40 degrés et les cigales battants leur plein nous ont accompagnés pour ma 1ère séance montée "seule" du début à la fin !

Didlina était un peu plus tendue que lors de la séance précédente avec le mistral. Son dos était dur, je sentais que chacun de ses membres étaient prêts à bondir. Ses oreilles bougeaient dans tous les sens. On a commencé par des arrêts, et le travail de la direction avec le corps, ça va mieux vers la gauche que vers la droite, ma jambe gauche n'est pas assez forte pour mettre la pression nécessaire. J'ai eu droit à son 1er test "contre" moi, le même genre auquel Alain avait déjà eu droit dans les débuts mais elle avait abandonné depuis avec lui, et moi ça m'avait plutôt rassuré. 
 
Nous étions au pas : un écart à main gauche et hop la tête en bas, dos rond et apparemment léger mouvement de postérieur mais que je n'ai pas eu le temps de trop sentir (et tant mieux). Stop, arrêt, je dois apprendre à ne pas serrer mon bas de jambe lorsque ça arrive.
Une fois ce test passé, ça a été mieux, je respirais de nouveau, je lui ai même demandé quelques départs au trot !
Pas trop le temps de réaliser que l'on part en extérieur, avec la route et ses voitures. Didlina était toujours tendue, j'essayais au maximum de monter mes mains, de la garder droite pour éviter qu'elle ne fasse demi-tour, ce dont elle aurait bien eu envie. On a du partir une petite demi-heure et j'ai pu lui demander un bon petit trot dans un lotissement. Un joli arrêt, une immobilité pour attendre notre chevalier-piéton Alain, j'étais trop contente de Didlina !
J'ai bien eu un bon écart sur la fin, j'ai mis un peu de temps à réagir et la remettre en avant, je m'étais relâchée sur le retour.
Arrivés à la maison, je me surprends à demander à Alain ce que l'on fait ensuite ... Alors que c'était déjà bien, Didlina avait bien donné et moi aussi, j'étais trempée du casque aux chaps avec cette chaleur. Un déplacement latéral (à gauche) et un arrêt plus tard (je me suis lâchée, et c'est venu comme ça ^^), je mets pied à terre seule, sous le regard bienveillant d'Alain à qui j'ai eu presque envie de sauter au coup, mais j'ai fait un gros câlin à ma jument et l'ai vivement remercié pour tout.
Comme d'habitude merci Alain, merci d'être là pour nous et de nous apporter autant !
Je crois qu'on est tous contents, ça continue de progresser malgré le peu de séances réalisées et le trop peu de travail seules ; mais une chose est sûre, j'ai décidé de la seller/desseller avant chaque douche jusque la fin de l'été, ça évitera les caprices surprenants de Mademoiselle La Princesse.
 

Vendredi 13 septembre 2013

 

 

 

Deux mois se sont écoulés depuis la dernière visite d’Alain. L’été a été chaud et long, et à part une petite séance de travail au sol vite fait fin août pour dégourdir Didlina, on n’a pas pu faire grand-chose. Je n’ai pas encore trouvé la selle qui nous convient, mais ça va bientôt venir.

Aussi, cette séance de reprise en ce vendredi 13 s’est extrêmement bien passée. Didlina coopère vraiment plus facilement, et même si elle a beaucoup de caractère et sait nous le montrer, on sent qu’elle murit bien, et le temps que je lui donne pour grandir s’en ressent dans nos moments de travail.

 

Je commence à sentir de plus en plus qu’une détente au sol en longe ou en liberté a ses limites. Le cheval s’extériorise et ça nous rassure, mais je trouve que mentalement ca blase un peu. Alain commencera la séance par une détente à pied en marchant. Le but étant d’être attentif au moment où elle se cale, elle doit être prête avant de monter dessus. Même si le sanglage reste toujours délicat, le montoir se passe bien. La marche en avant est bonne et Alain va rechercher la mobilisation de l’avant-main. Didlina cherche à faire bien, mais se défend toujours un peu. Les changements de direction devenant plus souples, l’allure supérieure a pu être enclenchée.

Je monte Didlina à mon tour, le montoir parfait et seules. J’étais un peu bloquée au début et il m’a fallu un peu de temps pour trouver ma place et faire fonctionner mon dos. Une fois lancées, j’ai vraiment ressenti de belles choses, Didlina était bien, j’ai essayé de la gêner le moins possible, c’était vraiment chouette.

 Alain m’a demandé de pousser le trot en sortie de virage et de reprendre à l’entrée. 1ères foulées de galop toutes les deux, trop bien !!! (à faux car Didlina verrouille toujours son antérieur gauche – l’ostéo doit revenir - et vite stoppé par un petit rodéo de joie je suppose ^^ ). Le peu que j’ai senti, son galop, c’est du bonheur !

On a fini cette bonne séance bien placées toutes les deux dans de jolies courbes au trot, c’était fluide et propre, et ça nous a suffi.

Je suis vraiment très contente de notre collaboration à tous les 3. Merci d’être là pour nous Alain et à très vite !

 

Séance Didlina - 7 octobre 2013 :C'est une séance un peu plus sportive qui s'est déroulée ce jour là. Didlina a mis moins de temps que la séance précédente à se caler sur Alain avant qu'il ne monte dessus, en revanche elle a été assez longue à lâcher sous la selle, elle a testé pendant près d'une heure. 

Tentatives d'éjection, prétexte de peurs, jetés de postérieurs et petites ruades n'ont pas perturbé Alain qui garde son calme en toutes circonstances. Le côté gauche de Didlina est toujours raide, c'est plus dur pour elle de déplacer son avant main de ce côté là, mais le travail est nécessaire pour l'assouplir. Il a même été question de hanches en dedans qu'Alain lui a demandé pour la première fois et quand elle a commencé à se concentrer dans le travail, j'ai trouvé Didlina appliquée. Le galop a été tenté, à juste à chaque main, il y a du mieux ; mais les départs au galop sont difficiles pour elle.

 

Quand ce fut mon tour de monter, j'étais un peu moins en confiance que la fois précédente car je l'ai vu bien capricieuse, j'ai crains un peu de la contrarier, alors qu'elle était à court de bêtises et fatiguée comme m'a dit Alain et ce fut vrai. J'ai cherché à l'avoir un peu sur la main, j'ai déplacé un peu les épaules et j'ai tenté une épaule en dedans. Un peu laborieuse au début,  on a fait 3 beaux pas après les conseils d'Alain et j'ai arrêté.

 

Nous avons fini la séance en sortant un peu. Blocage pour sortir de la maison (normal), Alain a du passer devant pour lancer la bête qui a trouvé de l'énergie après subitement on s'est lancé direct au trot sur la route, croisement avec les voitures, 

Alain était un peu loin derrière, j'étais presque seule ! On rentre, mais on repart et là c'est la première fois que j'ai été ferme avec ses blocages, un bon petit coup de cravache derrière la jambe et hop elle est reparti. On n'a pas été loin, c'était histoire de ... 

Une séance positive encore qui me rappelle que l'on avance doucement mais sûrement, et que je ne suis pas si pressée que ma selle arrive, car c'est un bon prétexte en attendant pour ne pas monter seule sans Alain, même si je me verrais davantage gérer les peurs de Didlina dehors que sa susceptibilité en carrière quand j'y réfléchis ...

 

Séance Didlina vendredi 18 octobre 2013
 
Cette séance s'est uniquement déroulée en carrière. La mise en route s'est bien passée, Alain a eu moins besoin de marcher que la fois précédente et le montoir était correct. Il commence par la mobilisation des épaules qu'elle donne plus facilement je trouve et plus vite. En milieu de séance, il a fallu mettre pied à terre pour repositionner la selle. Pour soulager son dos, Alain s'est servi d'un petit banc situé en dehors de la carrière, et on a vu l'utilité de travailler cet exercice : la jument a bougé plus d'une fois mais Alain s'est glissé sur son dos quand l'immobilité fut totale.

 La blague n'a pas plu à Didlina qui était en colère de retourner en carrière alors qu'elle venait d'en sortir quelques minutes plus tot. Il est l'heure d'être appliquée maintenant Didlina, et quand on te le demande. Elle commençait à trop se rebeller la chipie, Alain a donc continué l'exercice à pied. Contre épaule en dedans qu'elle finit par faire "finger in the noze" une fois remonté. Didlina était contente parce qu'elle avait compris, ca se voyait ! Oreilles droites, motivée, "un avion de chasse" comme il m'a dit Alain

 J'ai pris le relais à ce moment là, et j'ai bien senti la différence avec la séance précédente.  C'était vraiment bon, elle était allante, elle était bien ; contre épaule en dedans pour nous aussi à la fin ; en décomposant le mouvement, ça glissait tout seul après. Arrêt, super, merci Alain, merci Didlina, c'était une chouette séance :-)
A très vite !!

Séance Didlina - vendredi 8 novembre 2013
 
Si on résume cette séance en carrière en un mot, c’est : géniale.
Didlina évolue incroyablement vite, les éloges d’Alain à son sujet lors de la séance en témoignent : “elle intègre deux fois plus vite que les autres chevaux”. Il suffit d’être dans un de ses bons jours, de ses bons moments, et c’est un régal. C’est elle qui nous apprend à monter !
Ca a commencé à l’attache, pas de caprice, pas de cabré pour éviter le tapis ou la selle ; le sanglage s’est également bien passé. La miss nous a appris à prendre ce qu’elle nous donne sur le moment, son caractère rebèle et sa susceptibilité nous ont trompé plus d’une fois, on ne fait plus de plans sur la comète pour la suite ...
 
Marche en main pour commencer en carrière, montoir nickel à l’aide d’un petit banc en dehors. Retour en carrière comme si de rien, pas de réaction de contrariété de sa part. Bien. Très vite on voit qu’Alain se régale sur Didlina, tout est fluide. Mobilisation des antérieurs, contre-épaule-en-dedans, tout roule ! Beaucoup de pas, un peu de trot, et c’est mon tour. Je dois m’enlever l’idée de la tête que je viens gâcher ses belles attitudes, et ses belles aptitudes, après Alain. J’ai bien senti qu’elle était réceptive et appliquée, je me suis faite plaisir aussi ; j’ai un peu merdouillé avec les sessions en escalier sur la fin, mais de bonnes sensations, ca fait du bien !
Mais, parce-qu’il y a eu un sacré mais après tout ça ...
On sort, on reste concentré, comme si on était en carrière. Le passage difficile du portail où Didlina bloque à chaque fois s’est bien passé, un petit coup de stick derrière la jambe et on prend le petit chemin qui nous amène à la route. Arrêt, pas de voiture, on s’engage. Direct au trot sur une centaine de mètres ; Alain était loin derrière, resté à l’entrée du chemin, j’étais seule. Didlina était au taquet, elle avait envie d’y aller.
 
Une voiture en face, je ralentis, au pas et demi-tour, et je gère un renfoncement - seule - le temps de laisser passer le véhicule. On repart tranquille vers la maison, donc vers Alain ; une autre voiture derrière moi, et une en face aussi. Au petit trot sur la route, et déjà Didlina se met en mode show, queue en panache, tête en l’air - j’étais bien entourée - et presque piaffer, yavait du rebond pas de soucis ! Je ne crânais pas ... On repasse au pas en entrant dans le chemin, ça ronfle fort, garrot monté, chaque pied qu’elle pose est comme un ressort, c’est chaud, c’est le cas de le dire ...
 
C’est après cet instant que je me relâche, mentalement, en entrant dans la propriété, à ce fameux portail et là ... Didlina éclate littéralement, sous les yeux d’Alain et de mon mari pas loin, impuissants. Je n’ai pas compris ce qui nous arrivait, mais j’ai géré. Un genre de croupade que j’ai d’abord mis sur le compte de la peur, je l’ai bloqué par une flexion d’encolure à gauche, on a virvolté plusieurs tours, Alain me criait de continuer à la bloquer de cette façon, main basse, mais il ne pouvait pas intervenir et me l’intercepter comme je le suppliais, elle se serait cabrée !
 
Une seconde de pause, je reprends à peine mes esprits, réalise la dangerosité de l’endroit - entre un portail, un grillage et un fossé - ; et voilà qu’elle recommence son manège ... j’en perd mes étriers ; là, je flippe vraiment, mais je continue ma flexion qui je pense m’a sauvé, sinon elle m’éjectait.
 
Pied à terre, c’était tendu ; Alain monte, flexion et là elle lâche. C’est fini. Ce n’était pas de la peur comme je l’avais pensé, mais du caprice. Vexée de revenir aussi vite de l’extérieur, après une séance exceptionnelle où elle était restée bien concentrée pendant plus d’une heure ; elle était contente de jeter son jus dehors, elle avait eu envie de continuer.
Cette expérience nous rappelle à tous qu’un cheval est imprévisible bien sûr, qu’il ne faut jamais se déconcentrer, surtout avec un jeune cheval. Didlina est une jument très sensible et très délicate, elle est réceptive à tous nos états, à la moindre idée qui nous passe par la tête, à la moindre émotion -  c’est une qualité exceptionnelle dans le travail - mais tout peut basculer très vite aussi.
 

Lundi 25 novembre 2013

 

Rafales de vent à 110 km/h et températures glaciales pour une sortie en extérieur ce jour-là.

A part quelques petits pas dehors que j’avais effectués vite fait après nos séances de dressage, Didlina n’était plus sortie en extérieur depuis le mois de mai dernier avec Alain. Pour la reprise, vu les conditions météo et compte tenu du rodéo-caprice auquel j’avais eu droit lors de notre dernière séance, c’est Alain qui a géré toute la séance.

Et s’il y a un point sur lequel Didlina a bien évolué c’est la mise en avant. Elle hésite beaucoup moins, elle est plus franche, le rythme est intégré. Elle cherche toujours un peu au début à regarder derrière, si un demi-tour peut toujours être possible, mais ça lui est globalement passé vite lors de cette sortie. Moins d’hésitations, moins d’écarts, moins de sauts de peur ; une jument qui cherche toujours à tout voire, tout analyser, c’est dans son tempérament, mais qui s’effraie moins. Pourtant les conditions étaient extrêmes.

On aura fait un beau tour d’1h30 au pas actif, au trot sur la route souvent et au galop dans tous les champs qui se présentaient. D’ailleurs maintenant c’est intégré, pour Didlina dorénavant, herbe = galop. Ca lui fait un bien de se lâcher comme ça, sous contrôle toujours d’Alain qui est attentif à elle, qui respecte son rythme, ce dont elle a besoin et qui sait aussi la pousser un peu dans ses retranchements pour voir si elle réagit, si elle tolère ou si elle accepte. A part le premier jeté de postérieurs à l’arrêt dès que l’on a quitté la maison - parce qu’elle avait bloqué et que ça lui a valu un coup de stick derrière la jambe - à part ça, Didlina a été exemplaire et a montré beaucoup de bonne volonté. « Une (presque) jument de patrouille !! »

On aura traversé des routes passantes, des ponts ; longé des haies de chiens aboyants, le canal aussi ; rencontré un chantier et sa pelleteuse en action ; elle aura vu beaucoup de circulation dans l’ensemble. Elle n’est pas prête d’être amie avec les bouches d’égoût par contre, ça non, elle évite systématiquement.

 

Sur la fin de la sortie, quand Didlina a lâché, qu’elle s’est détendue mentalement et qu’elle avait son pas actif toujours, ses oreilles droites pointées, on n’avait besoin de rien d’autre pour se sentir mieux elle, Alain, et moi, à ce moment-là. J’admirais ma jument en pédalant à son épaule, je la buvais du regard, j’étais dans sa tête ; Alain était bien sur son dos et son sourire était un joli témoin ; elle m’a vendu du rêve, ça a été puissant ; on était vraiment bien.

Merci Alain de nous permettre de vivre tout ça, parce qu’au-delà des performances physiques et mentales que l’on réalise à chaque fois, ce sont de fortes émotions que je redécouvre grâce à toi, et je suis très heureuse que ce soit Didlina qui en profite. On n’en perd pas une miette, ni elle, ni moi ; et je comprends aujourd’hui que le négatif et les déceptions que j’ai pu essuyer avant dans ma vie sont utiles et nécessaires pour accéder à mon bonheur maintenant avec Didlina. Que rien n’arrive définitivement par hasard …

A très vite Alain !!!!

 

 Séance du 25 novembre 2013 : Il y a des séances en carrière plus simples. Didlina a de nouveau montré son agacement pour la selle ce jour là ; le sanglage ensuite n'est jamais agréable non plus.

 

 Mais c'est le montoir qui a posé le plus de problèmes. Elle n'arrêtait pas de bouger près du rondin en bois, malgré les remises en place d'Alain, elle avait le bougeotte et n'était pas concentrée. Un petit coup de stick sur les fesses et hop un joli lever de postérieurs pour dire "zut ! Je n'ai pas envie ...". Le calme et la patiente d'Alain ont payé, il a gagné son immobilité la plus complète pour passer le pied à l'étrier.

Ça a donné un peu le ton au début de la séance où Didlina n'était pas très disposée à coopérer. Pas de dos rond ni tendu, pas d'écart, mais une petite ruade vite contrôlée et stoppée par Alain. Le but était de la mettre dans le travail, au pas, de se concentrer, ça a été un peu plus long que les bonnes séances de carrière précédentes, mais il y est arrivé. Proposer la direction opposée à celle qu'elle prend sans qu'on lui demande, ne pas se servir de ses jambes mais bien de son balancier et de son dos pour la gêner le moins possible et aussi pour la sensibiliser à nos intentions, notre regard, et pour se positionner au mieux. Et surtout le mouvement en avant qu'il ne faut pas chercher à freiner, un pas franc et volontaire qui vont nous permettre l'engagement aussi.

 Un peu de travail au trot ensuite, et ce fut mon tour, la jument était prête.

 

 J'ai vraiment apprécié cette séance. J'ai ressenti de bonnes sensations quand je me détendais et je faisais fonctionner mon dos, que je posais mes mains ; dès lors que je serrais un peu les cuisses sans me rendre compte, comme pour "m'accrocher", Didlina était gênée et cherchait à fuir en s'appuyant sur le mors et en me tractant. Sa façon à elle de m'indiquer que je ne suis pas à ma place et que je ne fais pas bien. Stop, on s'arrête, on reprend le trot et on cherche à maintenir une belle allure et une jument bien placée. Simple, mais pas si facile.

Elle est vraiment très précise et fine comme jument, et sensible. Un régal car c'est elle qui nous apprend à monter. Il y a juste son tempérament caractériel et susceptible souvent qui complique un peu les choses parfois, mais ne dit-on pas aussi que ce sont ces chevaux là les meilleurs et qui nous offrent le plus.

 

 

Merci à Alain de nous permettre de vivre ces jolis moments avec Didlina.


 On se revoit vite !!!

 

Séance Didlina Lundi 6 janvier 2014.

L’année 2013 s’est terminée par une belle séance en carrière ;  l’année 2014 commence fort et bien en extérieur.
Une merveilleuse sortie pour la reprise des activités, sous un soleil printanier. Une jument dynamique et de plus en plus franche qui a montré beaucoup de bonne volonté et de confiance en elle pour s’adapter au terrain varié qu’Alain lui a proposé ce jour-là. Tout a été géré dans le calme et dans la décontraction. Didlina a gravi volontiers les quelques sentiers arpentés à l’entrée du petit Lubéron : au trot actif pour monter, elle a dû faire attention plus d’une fois où elle mettait les pieds à cause des racines d’arbres, des pierres etc … , et au pas contrôlé pour descendre, son arrière-main a été sollicitée.

 

 

Une après-midi de rêve, pour moi à coté qui m’imaginait dessus à la place d’Alain qui a semble-t-il aussi pris du plaisir. C’était vraiment bon !
Il a bien fallu gérer les routes un peu dangereuses quand même pour arriver, le carrefour un peu stressant ; mais une fois libérés, le bonheur !

Alors que l’on repartait tranquillement, Alain a bifurqué et s’est servi d’énormes roseaux dans une petite clairière pour tester la confiance de Didlina et son courage. Pied à terre, il l’a invité à le suivre alors qu’il cassait chaque roseau avec ses pieds pour se frayer un passage. Ca claquait fort, on aurait presque dit des petits pétards, pas évident quand même de passer dans ces énormes tiges qui bougent, qui font du bruit, dans lesquels on ne voit rien et qui la bloquent parfois. Certains roseaux la coincaient sur les flans et le dos, la selle, dans les membres ; elle a montré beaucoup de courage et de patience, attendant qu’Alain vienne la libérer parfois. Elle aurait pu foncer de peur et tout casser, mais elle a réfléchit et pris sur elle. Un bel exercice très ludique qu’Alain a encore géré parfaitement, et tellement normalement. Même exercice en selle, pas de difficulté. On ne l’embête pas trop longtemps, Mademoiselle se lasse vite, il faut s’arrêter avant qu’elle en ai assez.

Le retour se passe sans encombre, et là encore Alain s’aventure sur un petit chemin pédestre le long d’une route passante et en contre-haut d’un canal rempli d’eau. C'était long, il a même fallu passer sous les branches d'un arbre, une trappe métallique était plantée sur le chemin, pas d'écart, juste un regard, ça continue tranquille. Pied à terre, le chemin est barré par un pont, Alain emprunte un bout de route en contre-bas, reviens sur le chemin, immobilité au montoir et ça repart.

Une sortie géniale, qui donne la pêche et envie de faire pareil.

 

 Mon prochain objectif en extérieur d'abord : à cheval sur une sortie entière, Alain à pied ou à vélo à côté de moi 

séance du 10 mars 2014: C’est une superbe séance de dressage orchestrée par Alain qui s’est déroulée avec Didlina ce jour-là. SOS Maman oblige, j’ai dû les laisser ensemble une bonne partie.

 

2 mois d’hiver à ne rien faire de sérieux ; Didlina n’avait pas été montée depuis le 6 janvier, la dernière séance en extérieur avait déjà été un succès.

Didlina est de plus en plus coopérative au travail, elle comprend bien ce que l’on attend d’elle maintenant. Toujours son caractère de jument et sa susceptibilité qu’Alain gère toujours parfaitement bien ; elle veut montrer qu'elle est là, et qu'elle a son mot à dire.

Recadrages avec fermeté et douceur, les messages d'Alain sont bien compris. Elle arrête ses caprices, pour mieux les retenter après. La chipie ...Didlina entame sa 6ème année, elle mûri bien d’une façon générale, elle a passé d’autres caps à la maison depuis ces derniers mois : alors que l’accès au pré lui était nécessaire la nuit depuis 2 ans, la garder en paddock le soir jusqu'au matin la gêne moins, elle ne s'énerve presque plus d'impatience. Un joli progrès.

Durant cette séance Alain a pu travailler le contrôle des postérieurs avec plus de fluidité et de discrétion, c'était joli à voir. Les changements de main sont plus précis aussi ; toutes les séances que nous pouvons réaliser depuis 2 ans contribuent à cette belle évolution.

 

Et puis est venue l'heure de commencer à travailler les départs au galop : avant c'était trop précoce, elle n'était absolument pas prête, une boule de nerfs prête à exploser ; ça aurait pu être dangereux de chercher à la pousser. Alain a attendu d'obtenir le contrôle de l'allure et de la direction sur les séances précédentes, c'était plus sécuritaire pour lui comme pour elle. Poids du corps le plus neutre possible, il ne faut pas la gêner, ni lui donner de quoi "s'appuyer". Départ à juste de préférence, on repasse au trot avant qu'elle ne se désunisse. Une fois qu'elle eu compris le truc, elle en est devenue demandeuse.

 

Super séance qui vient valider les séances précédentes, merci Alain pour tout ça !

1ère sortie montée à 2 !!

 

Nous entamons notre 3ème année de collaboration avec Alain. Le débourrage est officiellement terminé depuis l'an passé, le vrai travail a déjà bien commencé. Didlina reste toujours une jument capricieuse et peureuse, c'est dans sa nature, mais elle évolue bien et se met maintenant rapidement dans le travail.


Donc ce lundi, séance en extérieur pour la 1ère fois accompagnée ... et par son copain de pré que je montais, le meilleur poney du monde qui a tout vu, tout fait dans sa vie : Eclipse. Didlina ne s'est pas occupée de lui et a réagit à chaque fois de façon indépendante : quand elle avait peur de quelque chose, elle ne se calait pas sur Eclipse qui ne bougeait pas une oreille à côté ou qui était derrière, elle s'occupait de sa propre peur, ca a été un très bon test.

 

Elle est maintenant prête à sortir à 2. C'est une sortie d'1 heure 30 que nous avons fait ce jour là. Un peu dur comme reprise pour le poney qui n'en avait pas autant fait depuis 4 ans (depuis ma maternité) ; Didlina elle, a commencé à se relâcher à la fin de la balade, elle aurait pu continuer encore facilement une heure ou deux. Une route que nous n'avions jamais prise jusqu'à aujourd'hui, direction une zone artisanale non loin ; le début a été très très tendu, entourés de bcp de circulation et de semi-remorques, un vrai défilé  !! En réalité, passé ces moments de stress et de mal de ventre que ça m'a généré, avec le recul et à froid, je me rends compte que j'étais davantage préoccupée par Didlina ; qu'Alain montait et qu'il gérait parfaitement, comme d'habitude ; que par mon poney qui n'a pas bronché. Il faut vraiment que je me détache d'elle, parce que même sans la monter, je stress pour elle et j'imagine le pire.

 

Un travail que j'ai à faire sur moi, pour nous ; pour elle et pour moi. 
On a donc dû mettre pieds à terre pour passer les rails d'une voie ferrée, sauter un fossé en contre-bas pour atterrir naseaux à naseaux face à 3 poneys et ânes bien excités de nous voir débarquer devant leur pré, ça hénissait et ça ronflait dans tous les sens ; tout notre petit monde n'étant séparés que par un malheureux fil sans électricité et des petits piquets plastiques tout tordus, l'angoisse que j'ai eu .... !!! Mais non, ça l'a fait, nickel ... le mistral ayant sans doute accentué mon impression de catastrophe imminente ... lol

 

On continue, on traverse un carrefour très passant qui comptait un passage à niveaux, on remet pied à l'étrier et on part découvrir les petites routes. Le poney commençait un peu déjà à fatiguer. On croise un chantier sur la route avec pelleteuses et camions, le personnel ralentit l'activité, sympa de leur part, on passe au petit trot devant. Pieds à terre, un pont avec de la circulation au plafond : Alain m'explique comment gérer ce genre de situation et c'est en parlant bien fort pour masquer les bruits des camions et voitures au-dessus que l'on s'engouffre dedans.

 

La sortie est toujours plus délicate, on donne des rênes et on s'attend à ce qu'il y ai une réaction normale, un bond, à ce moment là ; les voitures apparaissant subitement juste derrière leurs têtes.
On atterrit face à un champ de 5 hectares dégagé que l'on doit traverser dans toute sa diagonale, avec un bon petit mistral ! Ca monte à la tête de Didlina qui commence à chauffer, elle se serait bien vu tout traverser au galop, elle était au taquet ! Alain lui fait comprendre que non, c'est une mauvaise idée et elle restera à coté de lui tout du long, la tenant fermement et surement. On gère des fossés, à pied, et on longe une départementale pour rejoindre nos petites routes moins fréquentées.

 

Ouff, un peu de calme, on n'est plus très loin ; la fin était plus calme et en même temps tout s'est très bien passé ; c'était juste un peu (très) chaud quand même !! Didlina joue sa pestouille sur la fin, elle fait un petit caprice à Alain à proximité de la maison, prête à l'envoyer balader ou peut-être pour lui dire "allez on continue de balader ..." plutôt ! Elle aurait bien continué, elle !

 


C'était vraiment top, cette sortie à 2 inattendue et non prévue ... à refaire sans hésitation dès qu'Alain donnera son GO. Merci beaucoup et à bientôt !!!

Séance du 07 avril 2014

 

"C'est qui le meilleur prof de dressage de la Terre ?
La jument la plus extraordinaire de l'Univers ?
Et la plus heureuse des propriétaires ?

Lundi 12 mai 2015 :
 

1ère séance seules du début à la fin pour Didlina et moi aujourd’hui, sans qu’Alain ne monte ma jument du tout !

 

Petite détente à pied en carrière, immobilité au montoir nickel, il me faut ensuite malheureusement toujours beaucoup de temps pour me détendre et me mettre « dedans », mais Didlina a été quand même globalement sympa avec moi.

 

On a travaillé sur la piste intérieure, contre-épaule-en-dedans le plus lentement possible, ce qui m’a bien servi au niveau des sensations et de l’importance de mon bassin et de la position de mon corps notamment à une allure plus élevée, au trot après. Je fonctionne mieux et les exercices sont un peu mieux réussis lorsqu’il s’agit de mobiliser mon côté droit. Des handicaps et des blocages mais mieux gérés lorsque je me détends et que je fais fonctionner mon dos (lombaires) en RES-PI-RANT (un peu). On est arrivées à de belles attitudes et de belles allures contrôlées : une nouvelle séance réussie pour laquelle je remercie Alain pour sa patience et sa ténacité. Bon, Didlina m’a bien testé un tout petit peu en me faisant un écart dans le fond de la carrière, mais ça n’a pas été méchant, ça ne m’a pas destabilisé.

La séance se passe bien, le vent tombe et Alain me demande de sortir de la carrière à cheval direction l’extérieur !! Les têtes que nous avons faites Didlina et moi avant de passer le portail pour sortir devaient être à peu près semblables : « On est vraiment obligées d’y aller !? »

 

Réponse d’Alain : « OUI ». Ok, alors on discute 2 secondes, Didlina ne veut pas (moi non plus au fond), mais pas le choix ; on passe le fameux portail où elle m’avait bien testé en ruant fort une fois, RAS, on emprunte le petit chemin qui mène à la route. Elle commence à se tendre et à se gonfler (moi je me tends seulement), mais bon Alain est là … Personne sur la route, on y va ! On fait 100 petits mètres, je suis super méga tendue, Didlina elle, elle y va, trop contente d’être dehors dans sa tête (traduction : « Youpi, c’est la récré !! »). Et on fait demi-tour pour revenir vers la maison. 

Je sens qu’elle serait bien tentée de revenir vite à la maison, Didlina colle Alain. Une voiture derrière nous, je me range à l’entrée d’un petit chemin et au moment de repartir, vexée d’avoir été obligée de s’arrêter 3 secondes, hop mini-ruade, elle lève les antérieurs, pas trop haut mais quand même, je ne cranais pas trop. On refait 2 mètres dans le sens opposé donc vers la balade, comme si on repartait, pour refaire demi-tour bien assise dans le fond de ma selle au cas où et on rentre. 

On emprunte le petit chemin pour rentrer, Alain me prévient qu’elle peut recommencer à ruer fort au niveau du portail de la maison mais que je dois me persuader qu’elle n’a pas le droit de le faire. Je réunis toutes mes forces pour me convaincre, je joue (mal) des mains mais j’essaye de lui attirer l’attention un peu et ça passe ; on arrivera tranquillement à la barre d’attache. Le plus dur est passé, je suis encore sur son dos mais ce n’est pas fini tout pendant que je n’ai pas mis pied complètement à terre ; j’ai eu un peu/beaucoup de stress là il faut avouer. Mais ca a été juste super tout ca … Tellement super que rien que d’y penser, j’ai déjà envie de recommencer, de ressentir, de revivre ça et de me sentir bien en respirant sur son dos de nouveau. C’est une de mes plus belles séances. En fait, je m’aperçois qu’elles sont de plus en plus belles ; grâce à toi Alain. Merci !

Séance Didlina - Lundi 26 mai 2014
 
Cette séance a été gérée par Alain pendant 1h30 en extérieur.
Didlina se pose toujours quelques questions au départ, mais Alain sait toujours la mettre bien en avant et la motiver dès le début. C'est d'un pas décidé que l'on part vers la fameuse zone commerciale, la jument a envie. On gère les voitures devant/derrière, Alain pénètre sur le parking d'une entreprise pour laisser passer cette circulation et Didlina bondit : le chien de garde berger allemand accoure sur eux en aboyant, bien décidé à défendre son territoire vis-à-vis d'un autre animal.

 

Ni une ni deux, Alain envoie la jument sur le chien qui fait demi-tour illico vers sa niche. Le stress, waouh ca commence fort ! La réactivité d'Alain et son expérience en tant que patrouilleur à cheval nous a bien servi et c'est ce qu'il ne faut pas hésiter à faire dans ces cas là ; encore faut il savoir réagir aussi vite, tout en gérant la peur du cheval ; une belle leçon.


On continue tranquillou. On aborde une route passante que l'on longe, un énorme camion de transport arrive en face, Alain a arrêté Didlina ; et c'est un demi-tour cabré sur place qu'elle solde par une tentative de fuite, genre "je veux rentrer au triple galop à la maison", qu'Alain gère une fois de plus super bien. Il la remet en avant ensuite. L'endroit n'est pas évident en plus et un peu dangereux, de gros cailloux au sol pour empêcher les camions de se garer le long de la route. Un autre petit coup de stress passé !


On coupe l'ancienne voie ferrée pour emprunter une petite route parallèle sur laquelle la pression peut redescendre, aucun véhicule. Un carrefour plus loin, et Alain s'octroie un petit trotting aller/retour le long de la route. Ca me permet de me reposer un peu, je suis à pied. Et je les vois revenir, Didlina oreilles pointées, au taquet, Alain avec un bon ptit smile et me dit "Elle envoie ta jument ! C'est une guerrière, elle est faite pour ça !" Evidemment ca fait plaisir, ca me conforte dans mon sentiment qu'il sait laisser s'exprimer Didlina peu importe le domaine et le contexte, que ce soit en dressage ou en extérieur, qu'il la fait vraiment se révéler ; mais à côté de ca je me dis "ok, mais bon, moi je ne suis pas à niveau par rapport à elle" Ca me confirme qu'il y a toujours un décalage entre elle et moi ; elle est plus prête que moi, plus demandeuse, elle a davantage envie d'y aller.

 

Pas grave, quand on voit la progression de Dildina depuis son arrivée à la maison il y a 3 ans, depuis ses 1ères séances de débourrage avec Alain il y a 2 ans, et ce que l'on fait aujourd'hui ; je me dis que l'on est toujours en train de préparer notre avenir à nous pour plus tard, que tout ce qu'Alain fait pour nous depuis toutes ces séances correspond tellement à ce que j'attendais au fond, un vrai soutien et un vrai guide pour ma jument et pour moi, que j'ai quand même confiance en l'avenir, j'ai l'impression qu'un jour nous allons vraiment nous lancer elle et moi, ensemble, et seules. Et même si je mets surement plus de temps que les autres, je m'en fiche, c'est à mon rythme et cela me convient bien.


Le retour est un peu plus calme ; il offre même à Didlina la possibilité de s'exprimer au galop aux 2 mains dans un énorme champ. Ca dure un peu, et tant mieux, Didlina a besoin de lâcher un peu avec les pics de stress précédents. 


On repart. Alain s'engouffre dans un champ en contre-bas pour laisser passer un camion en marche arrière sur la dernière route menant à la maison et il ressort plus loin, mettant pied à terre, pour faire passer Didlina par dessus un tronc d'arbre couché. NIckel, montoir sur la route sans bouger, ca repart. Et pour pimenter un peu la sortie jusqu'au bout, Alain lâche Didlina dans un petit galop contrôlé dans le champ en face de la maison, avant de rentrer. Elle y va, sans broncher. Arrêt et immobilité dans un coin du champ, et voilà que mademoiselle se cabre et rue : pas contente de devoir attendre après avoir donné si près du but, si près de la maison. Le caractère, la chipie !


On rentre, les voici sur le petit chemin de terre qui mène à la maison, elle se gonfle, comme toujours. Alain la concentre sur lui, passe le fameux portail, super.


Une très bonne séance, très sportive et intense ; et comme toujours je suis admirative de ce qu'Alain sait faire et sait gérer. Tout paraît si simple. A chaque problème une solution, et à chaque solution une satisfaction. Merci !!

séance du 30 mai 2014 :

 

C'est la Didlina capricieuse et testeuse que nous avons retrouvé lors de cette séance en carrière.
Bien intentionnée la veille, je pensais détendre seule tranquillement avant l'arrivée d'Alain. Mais très tôt ce lundi matin, Didlina m'a montré qu'elle était très en forme déjà dans le champ ; le petit mistral lui sifflant dans les oreilles n'aidant pas à calmer les choses.

Pas grave, Alain commence par détendre Didlina qui met plus de temps que d'habitude à se mettre dans le travail. Elle n'avait pas envie de coopérer ce jour-là et nous l'a un peu montré. Alain a d'ailleurs dû sauter de cheval à un moment car elle était sur le point de lui réserver quelque chose : il a super vite réagit, et a aussi remis un peu les choses en place, à pied. Alain a enfin su la connecter ensuite une fois remonté et ils ont pu commencer à rentrer dans le vrai travail.

Son pas est de mieux en mieux, elle avance bien, elle engage bien, elle sait faire fonctionner son dos. Les cessions ont l'air de lui plaire, mais c'est toujours un peu brouillon ; elle se précipite pour bien faire et en oublie de bien faire justement. Alain a fait ce qu'il fallait pour la mettre en condition pour m'accueillir, les caprices une fois finis, c'est à mon tour.


Habituellement où je mets facilement 10 à 15 mn pour me mettre moi aussi dedans, il m'a fallu à peine 5 mn ce jour-là ; j'étais détendue, j'ai été bien très vite.

 

 

J'ai cru qu'elle me réservait quelques écarts dans le fond de la carrière à plusieurs moments, mais non même pas, la connerie lui était bien passée et elle a été bien concentrée jusqu'au bout, c'était agréable.
On a travaillé surtout au trot, assis je préfère et elle est tellement confortable en plus ... Trop de technicité a tué mes cessions à la jambe, nulles de chez nulles.

 

La jument anticipait sans doute parce que moi-même aussi j'anticipais, du coup je n'arrivais même pas à accompagner le mouvement et ce n'était pas joli. A moi de bien séparer les étapes dans ma tête avant mais aussi de laisser venir la jument. Heureusement elle me pardonne mes erreurs. On se pardonne mutuellement à priori, alors en terme de niveau on est bien !


Je mettrai pied à terre dans la carrière, ne prenant pas le risque de sortir même pour uniquement rejoindre la barre d'attache, avec le petit mistral qui l'aurait peut-être chatouillé.


Une séance très sympa, qui fait du bien et qui me donne déjà envie d'être à lundi prochain !!


Merci encore, comme souvent, Alain.

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