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tarasque
tarasque

 Tarasque est une pouliche frisonne née à la maison en janvier 2007

 

 Ses parents avaient beaucoup souffert de la faim et nous avions peur qu'elle ne présente des séquelles, d'autant qu'elle a été sauvée in extremis à la naissance de la maladie dite "du poulain". Mais elle va bien et grandit en beauté. Nous aimerions qu'elle devienne la monture de Marianne, c'est à dire une jument confiante et respectueuse, à la fois pour la promenade et le dressage. Marianne l'a désensibilisée dès la naissance en la manipulant beaucoup. Maintenant, elle travaille avec Alain pour la rendre plus docile et moins brusque que les deux autres juments frisons que nous avons à la maison et qui ignorent leur force : marcher calmement en main, tourner en longe, exécuter quelques ordres simples. L'objectif est bien sûr de la préparer très doucement au débourrage (mais qui n'interviendra de toute façon pas avant qu'elle n'atteigne ses trois ans, donc en 2010 !), mais bien avant, de créer entre Marianne et Tarasque une complicité reposant sur la confiance mutuelle.

Marianne aimerait bien présenter la pouliche lors de la fête du cheval de septembre.

 

Témoignage de Marianne, 12 ans.{mosimage}

 

 Lundi, c’était ma troisième leçon avec Tarasque. J’ai toujours beaucoup aimé cette pouliche frisonne de 1 an, et j’essayais de m’occuper d’elle chaque jour, la désensibilisant à la main ou lui apprenant à donner les pieds, mais je n’osais pas aller trop loin de peur de faire une erreur. Alors, pour mon anniversaire, nous avons demandé à Alain de me donner des leçons avec Tarasque.

Nous avons commencé par la base, la marcher en licol. Elle acceptait déjà parfaitement celui-ci, mais elle avait tendance à bousculer et à manquer de respect. Dès la deuxième séance, elle a perdu cette mauvaise habitude. J’ai appris énormément de choses auxquelles je ne pensais même pas avant. Nous l’avons aussi longée, je ne l’avais jamais fait. Alain m’a appris tout depuis le début, il s’est révélé être un professeur très patient. Il m’a montré comment « lover » une longe, faire avancer, ralentir ou s’arrêter son cheval. Tarasque s’applique vraiment et, au fur et à mesure que la leçon avance, nous –elle et moi- nous détendons et nous amusons.

Cependant, lors de la dernière séance, Alain s’est rendu compte qu’elle avait pris l’habitude d’essayer de me tirer car, même si elle n’est pas encore adulte, elle a déjà bien plus de force que moi. Ensuite, nous avons essayé de faire en sorte qu’elle me suive en liberté. Au pas, il n’y a aucun problème, je peux faire des virages très serrés ou même la sortir du rond de longe sans qu’elle parte. Du coup, nous avons tenté au trot. Comme Tarasque était un peu fatiguée, elle refusait d’accélérer et restait au pas. Pourtant, lorsque je l’ai travaillée durant la semaine, entre les séances, elle m’a parfaitement suivie, elle était très attentive et elle essaie de faire de son mieux.

Elle apprend très vite et retient tout, c’est vraiment une jument merveilleuse qui, j’espère, pourra devenir ma monture, car je l’aime beaucoup et qu’elle le mérite bien.

 

Lundi 23 juin (4ème séance)  

Alain a fait la détente à la longe. Comme d’habitude, Tarasque a essayé de se dérober ; je n’ai pas beaucoup de force et elle en profite pour me traîner. Puis nous avons travaillé en liberté. Tarasque me suit maintenant parfaitement au pas, et Alain nous a donc appris un nouvel exercice. Elle devait s’immobiliser alors que je la contournais puis m’éloignais en la regardant pour anticiper ses réactions. Ensuite, je m’arrêtais, toujours face à elle et, avec un simple claquement de doigts, elle devait venir se placer derrière moi en me contournant. Bien sûr, il fallait que je travaille cet exercice, mais Tarasque avait à peu près compris ce qu’elle devait faire.  

 

Lundi 30 juin (5ème séance) 

 

J’avais essayé de travailler Tarasque pendant la semaine, mais cela avait été catastrophique car il y avait beaucoup de mistral, qu’elle n’était pas attentive et qu’on avait installé de nouveaux objets qui l’effrayaient (comme une bâche pour couvrir le foin…). Je l’ai alors prise un peu avant qu’Alain ne soit là, ai commencé la détente à la longe et, tout simplement, je l’ai fait marcher en licol comme lors des premières séances. Alain est arrivé, m’a demandé de la faire tourner sur un petit cercle. Evidemment, elle a tiré pour l’agrandir,  et il a donc choisi que, jusqu’à qu’elle perde cette habitude, ce soit lui qui s’occupe de la longer et moi qui fasse le travail en liberté (d’autant plus que la longe est vraiment très grande et que je m’emmêle toujours dedans). Ensuite, il a enlevé le licol de Tarasque pour que nous puissions continuer les exercices en liberté.

 

Nous avons commencé par marcher un peu. Tout s’est très bien passé, comme d’habitude, mais j’ai essayé d’ajouter à ma voix, des gestes lents et visibles lorsque je lui faisais une demande : ainsi, toutes les personnes extérieures peuvent comprendre ce que je veux qu’elle fasse. Nous avons travaillé à nouveau l’exercice d’immobilité. Au début, elle l’a fait parfaitement puis, lorsque j’ai réessayé, elle continuait à me suivre, car elle ne comprenait pas vraiment ce que je voulais d’elle. Alain m’a donc montré comment il fallait faire.

J’ai beaucoup aimé les regarder car Tarasque commençait à comprendre le principe, elle mêlait travail et jeu. Je pouvais voir qu’elle appréciait vraiment ces exercices et semblait réellement heureuse. Malheureusement, je n’ai pas pu réessayer car il se faisait tard et que Tarasque, qui s’était vraiment appliquée, risquait de se lasser. Je crois que c’est la première fois qu’elle avait aussi bien travaillé, même si elle essaie toujours de me satisfaire. Elle était très attentive, gardait les oreilles pointées, tentait de comprendre ce qu’on lui demandait puis le retenait.

C’est vraiment une pouliche merveilleuse, et je sais que ces leçons la font autant progresser que moi. Alain compte en profiter pour commencer doucement son débourrage, non pas en la montant car elle est encore trop jeune, mais en l’habituant au surfaix, au tapis … Il m’a demandé de continuer de la faire reculer, comme lors des premières séances.

Nous trotterons plus tard, quand elle saura déjà bien les exercices. Je dois aussi essayer de la faire travailler avec toutes sortes de musiques, douces ou enthousiastes, et de faire des exercices variant selon les natures des mélodies. La prochaine fois, nous passerons dans la carrière que nous couperons en deux pour s’habituer aux conditions de la fête du cheval.

A la fin de la séance, nous avons pris quelques photos. Pour me faire rire et capter l’attention de Tarasque, Alain faisait des bonds, criait n’importe quoi … Enfin, il a réussit à nous amuser, et je pense que j’aurai quelques souvenirs sympas !

 

Bravo à Marianne qui, lors de la fête du cheval à Donzère le 14 sept, a maîtrisé parfaitement sa pouliche. Malgré le monde et le stress elle a réussi à tout gérer.

L'important n'était pas de réussir tout les numéros mais de se faire plaisir.

 

1 ere séance : vérification des acquis en longe et aux longues rênes.La pouliche n'est pas surprise par cette séance car de temps en temps, depuis la fête du cheval 2008, j'ai gardé le contact et Mariane a continué les exercices que nous avions mise en place.Mais maintenant nous allons passer à l'étape suivante, qui, je pense ne devrait être qu'une formalité " le débourrage"

Samedi 13 février 2010

 

Depuis la fête du cheval de 2008, Alain n’était pratiquement pas venu pour travailler avec Tarasque et moi. Pourtant, j’avais continué à faire au moins une séance chaque semaine avec Tarasque pour améliorer notre relation. C’était plus du travail que du jeu, mais ça l’amusait et ça nous rapprochait. Alain m’avait quand même dit ce sur quoi il fallait que j’insiste, dans l’idée de la débourrer pendant mes vacances de février.

 

 Aujourd’hui, début de son débourrage. Je sors Tarasque, la mets dans le rond de longe, et la détends tranquillement en liberté. Pas grand-chose, arrêt, pas, reculé. Puis Alain lui met le surfaix. Au début, elle bouge un peu car je la tiens serrée, mais il me demande de la lâcher et elle s’immobilise. Il lui met pour la première fois un caveçon, qu’elle accepte sans rien dire, puis les longues rênes, qu’elle n’avait pas eues depuis assez longtemps. Il commence à la travailler en rond de longe, et elle se souvient assez vite du principe des longues rênes.

 

J’essaie un peu, mais il faut que je m’améliore ! En tous cas, Tarasque est, comme à chaque séance, gentille, réceptive, indulgente et appliquée. Alain décide donc, pour la première fois, de la sortir en extérieur avec les longues rênes, malgré la violence du mistral. Tarasque fait de son mieux, mais elle est un peu paniquée, notamment par tous les nouveaux objets qu’elle ne connaissait pas le long de la route. Alain se débrouille super bien, il anticipe toutes ses réactions, sait bien réagir quoi qu’elle fasse. Je sais qu’à sa place, j’aurais vite été débordée. Mais tout se passe bien, Tarasque apprend vite et fait de son mieux pour satisfaire Alain. Après un petit tour, nous rentrons.

 

Sur le chemin du retour, Alain lâche les rênes et les pose sur le dos de Tarasque. Au premier essai, elle démarre pour rejoindre plus vite ses copains, mais elle se calme vite. Finalement, elle marche gentiment à côté d’Alain, en toute liberté, sans problème.

           

Cette première sortie a vraiment été un succès, en dépit des mauvaises conditions. Je suis infiniment heureuse à l’idée que bientôt, Tarasque sera débourrée, et que ce sera la monture dont j’ai toujours rêvé, gentille, douce, attentive, que je connaîtrai par cœur et en qui je pourrai avoir confiance. Elle est vraiment géniale, et elle donne tout ce qu’elle a. Tous ces moments passés avec elle, même sans la travailler, ont contribué à la rendre aussi merveilleuse.

 

2 eme séance : vérification des acquis aux longues rênes, et apprentissage du montoir.Tout va bien, se sera un débourrage tranquille .

Lundi 15 février

 

Je ne suis pas près d’oublier ce jour : pour la première fois, Alain monte Tarasque.

Je la sors. Elle est assez excitée, et je suis vite débordée. Alain arrive, s’occupe d’elle puis lui met, très tranquillement, le filet. Bien qu’elle ne l’ait jamais eu, elle réagit bien. Elle est surprise par le goût du mors, mais elle est confiante et se contente de le mâchouiller, un peu déconcertée. La voyant aussi confiante et réceptive, Alain décide de la monter en sac à patates. Il commence à prendre appui sur son dos puis, sur ses gardes, met tout son poids sur elle. Elle est étonnée, mais reste immobile. Trop occupée par son mors, elle ne fait que jeter un coup d’œil à Alain, mais ne s’en occupe pas.

 

Toujours aussi méfiant, il la caresse le long du corps, vérifie qu’elle ne bouge pas s’il crie. Ca ne dérange pas Tarasque, qui est d’autant plus gentille que dans les parcs autour du rond de longe, les chevaux ne font que galoper dans tous les sens, donner des coups de cul, faire des sauts de moutons et s’amuser à se bagarrer. Pourtant, Tarasque est concentrée et n’y prête pas attention. Alain passe donc à l’étape supérieure : la faire avancer alors qu’il est en sac à patates. Là, en revanche, elle se dérobe et part au galop en donnant quelques coups de cul. Alain reprend, tranquillement, plusieurs fois, que ce qu’à ce qu’elle lui obéisse. Finalement, elle se soumet et l’écoute. J’espère que quand je la monterai, je n’aurais pas le droit à un petit rodéo pour commencer.

 

Lorsqu’elle sait marcher et s’arrêter avec Alain en sac à patates sur son dos, il tente, progressivement, de se mettre à califourchon alors qu’elle marche. Avec sa jambe, il frotte sa croupe, pour l’habituer à cette sensation (surtout que si c’est ma monture plus tard, je crois que, effectivement, ce sera utile). Puis il se met totalement à califourchon. Tarasque n’y fais pas vraiment attention. Pourtant, plusieurs fois dans la séance, elle tentera à nouveau des départs au galop en trombe, des sauts de moutons ou d’autres cabrioles.

 

J’espère vraiment que ça lui passera…À la fin de la séance, elle est assez fatiguée. Les autres chevaux, autour d’elle, n’ont toujours pas arrêtés de faire les idiots. Alain lui enlève son filet monte sur son dos une dernière fois, en liberté, à califourchon. Elle ne bronche pas. Il descend alors et la félicite. Elle en a assez fait pour aujourd’hui.

 

Chaque séance passée avec Tarasque est un vrai bonheur. Jeudi dernier, le 18 février, Alain est venu pour une deuxième sortie en longues rênes. Celles-ci sont toujours accrochées sur le caveçon, bien que Tarasque porte un filet. C’est lui qui tient les rênes à l’allée, pour vérifier qu’elle se comporte bien. Dans l’ensemble, elle est gentille, courageuse et obéissante, mais tente quand même de se dérober à certains moments. Cela ne pose pas de problème à Alain, qui est sur ces gardes, et qui la reprend. Nous croisons beaucoup de choses qu’elle n’avait jamais rencontrées auparavant ou alors qui auraient pu l’effrayer : un chien qui arrive en courant, des banderoles, des maisons en construction, un dos d’âne peint de larges banderoles blanches …

 

Cependant, elle écoute Alain et lui fait confiance. Nous n’allons pas plus loin que le lotissement, car ce n’est que sa deuxième sortie (la première avait été très courte), qu’elle est jeune et qu’elle a déjà vu beaucoup de nouvelles choses. Au retour, c’est moi qui la tiens. Je pensais être vite débordée, mais Tarasque m’écoute, réagit extrêmement bien à mes demandes, est sensible et réceptive. Alain me rappelle tout de même que je ne dois jamais lui faire confiance, même si j’en serais tentée.

 

Elle s’arrête dès que je lui demande et attend jusqu’à ce que je lui dise d’avancer à nouveau. Nous ne faisons que du pas, car c’est le plus important : qu’elle obéisse, qu’elle découvre des chemins et  des objets, qu’elle puisse rester immobile.

           

C’était vraiment très agréable de travailler avec elle.

3 eme séance : sortie en extérieur aux longues rênes. Impécable, de plus Mariane l'a prise sur le chemin du retour. Elle est respectueuse et calme .

Lundi 22 février 2010

 

Encore un très bon moment passé avec Tarasque. Comme d’habitude, Alain lui met le filet, le surfaix et accroche les longues rênes sur le caveçon. Cette fois, je la mène dès le départ. Elle est parfaite, ne tente jamais de faire une bêtise, veut me satisfaire. Malgré mes fautes, elle reste concentrée et indulgente.

 

  Au lieu de passer par la route, nous empruntons un sentier dans les bois qu’elle ne connaît pas. Elle reste confiante et calme, m’obéit, ne se dérobe jamais. Je suis très contente. Lors d’un croisement, j’essaie de faire demi-tour pour rentrer. J’ai l’impression d’apprendre à conduire : je cherche comment la faire reculer, puis tourner à gauche, ou bien effectuer une volte à droite …

 

Finalement, malgré mes demandes plutôt incompréhensibles, d’autant plus que le chemin est très étroit, elle trouve la bonne direction. Au retour, bien que je m’attende à ce qu’elle accélère pour rentrer, elle est parfaite. Je peux lui demander un arrêt quand je veux, elle m’obéit et ne bouge pas. Je crois que ce sera une jument parfaite pour moi, car  elle essaie vraiment de faire de son mieux et qu’elle accepte les erreurs. Elle est confiante et appliquée.

 

Bref, elle se rapproche vraiment du cheval idéal dont je rêve. Elle est la preuve vivante qu’on n’a pas besoin d’un excellent niveau équestre pour créer une bonne relation avec son cheval. Même si, sans Alain, je ne serais pas allée bien loin.

4 eme séance : sortie en extérieur aux longues rênes sous la pluie.Je ne suis pas intervenu, Mariane a géré la séance seule du début à la fin, sans soucis.

5 eme séance : vérification des acquis en longe avec la selle.Une séance de monte s'en est suivie.Tout va bien elle n'a pas réagit, je suis même sorti en extérieur.

 

Samedi 27 février 2010

 

Comme d’habitude, Alain met à Tarasque le caveçon et le filet. Je préfère éviter de lui mettre ce dernier moi-même, car je ne veux pas faire des erreurs avec un cheval aussi jeune et en apprentissage. Je la détends dans le rond de longe, en liberté, tranquillement. Je devrais la détendre en la tournant autour de moi au pas et au trot, mais j’ai encore des difficultés à l’envoyer sur un cercle, car elle se remet toujours face à moi.

 

Dès qu’Alain entre dans le rond de longe, elle va tout de suite sur la piste et fait un cercle parfait : je crois qu’elle a trop bien compris qui était le chef ! La détente se passe bien, bien qu’elle soit vive ; il est encore assez tôt. Contrairement à d’habitude, où les rênes sont accrochées sur le caveçon, Alain met la paire de rênes sur les anneaux du mors. Puis, tout naturellement, il pose le tapis et la selle sur son dos. J’avais déjà un peu désensibilisé Tarasque à la selle, mais jamais durant une vraie séance de travail, plutôt en liberté, dans son pré, lorsque j’avais du temps.

 

Alain la sangle, et comme Tarasque ne dit rien, il commence à la faire tourner en longe, sur un petit cercle autour de lui. Elle accepte sans broncher et fait ce qu’il demande, jusqu’à ce que les étriers commencent à battre contre son ventre. Là, elle accélère, et se cabre. Je ne l’avais jamais vu faire ça. C’était beau, très impression, mais, je pense, dépourvu de mauvaises intentions. Alain ne la lâche pas, la rassure et la remet sur le cercle. Il ne perd jamais son calme. Peu à peu, elle s’habitue aux étriers et redevient sage. Pourtant, elle reste crispée, la tête haute et l’encolure raide. Alain tente de la mettre en confiance et de lui faire baisser la tête. Au bout d’un moment, elle se tranquillise, se détend et abaisse progressivement l’encolure. Alain la félicite, puis commence quelques petits exercices à pied avec elle, comme mobiliser les hanches, la tête …

 

Tarasque n’est pas encore très souple, mais ça viendra avec le travail. Comme elle a été sage et attentive, Alain lui enlève le tapis et la selle, dans l’idée de monter sur elle (pour la deuxième fois seulement). Il se met d’abord en sac à patates, et Tarasque réagit plutôt vivement : elle ne reste pas immobile, marche, tente de voir si elle ne peut pas se débarrasser de « cette chose » sur son dos. Mais très vite, elle se calme. Voyant qu’elle réagit bien, il lui demande le pas, de tourner à droite, puis à gauche. Tarasque comprend assez vite le principe et obéit plutôt bien. Alain se met donc à califourchon. La pouliche reste assez sage. Il sollicite la tête des deux côtés, lui fait sentir ses jambes. Il préfère ne pas trop lui en demander et se remet en sac à patates. Je lui ouvre la porte du rond de longe, car il veut essayer de rentrer de cette manière.

 

Tarasque est calme et réceptive, elle l’écoute et lui obéit. Arrivé à son enclos,  il lui demande de faire demi-tour, retourne au rond de longe. Là-bas, il descend, et se tourne vers moi. Je ne sais pas trop ce qu’il va me demander, mais j’ai l’impression qu’il va me dire de monter un peu dessus. Effectivement. Je m’approche, hésitante. J’ai longtemps attendu ce moment, mais j’ai peur de faire une bêtise, et Tarasque est quand même assez vive. Mais Alain est sûr de ce qu’il fait, et je lui fais confiance car il connaît très bien Tarasque et sait quel comportement elle aura. Il m’aide à monter, car je ne suis pas assez agile du tout pour monter sur un cheval à cru, et surtout en douceur. Bien que je pensais rester en sac à patates, Alain me dit de me mettre à califourchon.

 

            Même si je ne fis que quelques mètres, et que Alain tenait étroitement Tarasque, ce fût un moment extraordinaire. J’ai monté Tarasque. Quatre mots impossibles, magnifiques, qui, me semblait-il, ne pouvaient pas aller ensemble. Cela faisait maintenant trois ans que j’attendais cet instant, on je verrais son encolure balancer doucement devant moi, où je sentirais ses muscles sous moi. C’était merveilleux. Malheureusement, je dus vite désillusionner, et Alain me demanda de descendre. Il m’expliqua par la suite que Tarasque commençait à avoir peur, notamment à cause de mon blouson rouge flash. C’est vrai que j’aurais pu trouver des couleurs plus apaisantes …

 

Mais tout s’est bien passé, et j’étais vraiment heureuse d’avoir pu la monter. Je la caressai, la remerciai. Malgré tout, j’avais un peu de peine, car j’espérais que, comme dans les livres, Tarasque me reconnaîtrais une fois sur son dos et accepterais tout de ma part. Pourtant, je crois que ce sera une monture géniale, et que je pourrai réussir à créer une vraie relation avec elle, à pied comme montée.

 

Au retour Mariane a pris la relève, maintenant je vais la sortir en extérieur seule avant de me faire accompagner.  

6 eme séance : sortie en extérieur seul pendant 3 quart d'heure. Je me suis régalé, pas de stress juste un peu regardante mais elle est restée très respectueuse pendant toute la séance.

Lundi 19 avril 2010

 

Je prépare Tarasque dans son box. Elle est gentille, attentive, de bonne humeur. Elle donne parfaitement les quatre pieds, et même si elle a un peu du mal à en garder un en l’air, elle fait de son mieux. Pendant que je la selle et la sangle, l’autre pouliche s’amuse à la taquiner, la mordre pour jouer, mais Tarasque ne bronche pas.

 

Elle se comporte très bien, et ne s’offusque pas de mes nombreuses erreurs. Alain lui met le filet (comme je n’y arrive pas encore très bien, j’ai peur de faire une bêtise si j’essaie seule), la ressangle. Aujourd’hui, il va partir en balade sur Tarasque, seul avec elle. J’aimerais bien les accompagner car la première sortie montée en extérieur est toujours un grand moment. Mais je sais que pour qu’Alain puisse vraiment travailler avec Tarasque, c’est beaucoup mieux qu’ils soient seuls.

 

Il la fait un peu marcher, à pied pour la détendre, puis l’immobilise afin de monter. Je m’attends à ce qu’il fasse comme je fais d’habitude avec ma jument, c'est-à-dire essayer de monter le plus vite possible pour avoir le temps d’être en selle avant qu’elle ne démarre, au pas ou même au trot. Tant pis si ma jambe touche sa croupe ou si je ne me pose pas très doucement sur son dos, je n’ai pas le choix.

 

Non, avec Alain, c’est différent, Tarasque est parfaitement immobile, et il monte tout en douceur, n’effleurant pas la croupe de la pouliche et se posant délicatement sur son dos. Puis il la maintient immobile, la caresse tranquillement. J’avais oublié que c’était Alain.

Je les suis un petit peu à pied, puis les laisse. Tout à l’air de bien se passer.

 

Environ trois quarts d’heures plus tard, il rentre. Alain me dit que Tarasque a été adorable, gentille et attentive, qu’elle y avait vraiment mis du sien. Je la félicite et m’occupe d’elle. Je suis super heureuse. J’espérais que Tarasque serait comme ça. Je n’aurais jamais pu m’en sortir avec un cheval trop vif, capricieux ou énervé. Mais tout le travail qu’Alain et moi avions fait depuis longtemps a bien servi, et Tarasque veut vraiment nous satisfaire et faire de son mieux. Je lui fais des câlins. Bien que fatiguée, elle est douce et affectueuse. J’arrive à l’imaginer, tout à l’heure ; en avant, décidée et concentrée, mais aussi calme et posée.

 

J’ai vraiment hâte de pouvoir assister à une autre balade avec elle. 

 

7 eme séance :1 ere séance en carrière, la pouliche a été parfaite et si elle reste aussi docile Mariane pourra la monter la prochaine fois .

8 eme séance : j'ai commencé la détente en carrière au pas.Mon premier objectif était d'avoir une pouliche calme et à l'écoute. Mon deuxième objectif était de faire monter Mariane et tout s'est très bien déroulé que se soit avec la pouliche ainsi qu'avec Mariane.

 

Maintenant je vais sortir tarasque seule et en groupe avant de la confier à sa propriétaire.

9 eme séance :sortie en extérieur avec d'autres chevaux. Elle a été parfaite, elle n'a pas été impressionnée par les autres et elle est restée à mon écoute. Je me suis placé devant et derrière sans soucis, de plus nous nous sommes séparé pendant quelques minutes dans un lotissement.

 

La prochaine sortie nous irons dans le centre du village, afin de la familliariser à la circulation ainsi qu'à la population.

 

10 eme séance :sortie en extérieur avec d'autres chevaux fans le centre de Donzere. Elle a été parfaite et Sylvie l'a monté sur le chemin du retour sans aucun incident. Elle sera vraiment idéale.

 

Je vais la sortir seule afin de lui faire découvrir les trains mais je pense qu'elle ne devrait pas bouger

 

 

11 eme séance :monte en carrière après un mois de repos, le pouliche n'a pas bougé et Mariane est montée sans difficulté. Prochaine étape sortir en extérieur montée par Mariane.