Coccinelle

 J'ai sauvé la miss de la boucherie à l'âge d'un an.
Elle est arrivée non manipulée. Elle vit au pré avec deux autres juments depuis bientôt 3 ans.
Depuis je m'occupe tranquillement de la belle tous les jours en même temps que mon autre jument.
Je lui ai appris les rudiments : se laisser approcher, panser, donner les pieds, passer le licol et marcher en main.
Avec moi il n'y a pas de soucis, avec les inconnus c'est plus compliqué si je ne suis pas présente. 
Mon objectif avec elle, c'est dans faire une jument d’extérieur.
Pouvoir partir en balade avec d'autres personnes mais également seule.
J'aime beaucoup le travail en main également, cependant je n'ai pas la technique pour lui apprendre certains fondamentaux : comme tourner en longe. 

1 ère séance

Mardi 19 Avril 2016

C’est avec un peu d’appréhension et de stresse que je rencontre Alain pour la première fois. Ce dernier me met de suite à l’aise en m’expliquant sa méthode de fonctionnement, sa façon de voir les choses et la manière dont tout va se dérouler.

Je suis rassurée, nos points de vue et sa méthodologie se rejoignent en de nombreux points. Je passe le licol à Coccinelle et la confie à Alain. Elle se laisse approcher avec méfiance mais le suis jusqu’au rond de longe sans trop de soucis.

 

Je les laisse faire connaissance et je pars chercher la grande longe pour le travail à venir. A mon retour Alain m’explique le déroulement de la séance, ce qu’il attend de ma jument, ce qu’il cherche à lui faire comprendre et comment il va y parvenir. Il est dans une notion de partage et de communication avec le cheval et non pas dans une soumission absolue, c’est exactement ce que je recherchais.

Je le laisse donc évoluer avec Cocc’s, je découvre ma jument sous un autre jour, moi qui suis d’habitude actrice avec elle, me voilà spectatrice. Pour la première fois, je n’ai pas d’appréhension à la laisser à quelqu’un d’autres, Alain gère d’une main de maître les mouvements de ma jument. Il voit tout, anticipe tout.

La première partie se base sur le respect. La partie la plus importante, car pour lui, la complicité se base sur le respect et non l’inverse. Un point de vue que je rejoins entièrement. Coc’s se mets à le tester rapidement, elle n’aime pas se plier aux exercices qu’il essaie de lui imposer. Alain m’explique qu’il ne faut pas se laisser faire, ne pas avoir peur de cette « comédie » et ne pas hésiter à continuer. Ca me rassure, car j’agissais déjà ainsi, mais pas à un niveau si poussé de peur d’agacer ma jument, voir même de la dégoutter.

 

Durant toute la séance il va bien prendre le temps de m’expliquer, de me détailler chaque geste qu’il fait, ses raisons, son but, mais il va aussi m’interpréter les changements plus ou moins subtils de Coccinelle et les raisons de son comportement à certains moments précis. Rien n’échappe à son œil aguerrit et c’est ainsi qu’il me décrit une jument qui sera en selle réactive, fine et pleine de peps. Une aventure qui va être mouvementé donc !

Par conséquent, le premier « vrai » exercice c’est de la faire marcher en longe. Elle a tendance à vite vouloir trotter, il faut donc lui expliquer que l’on ne cherche que du pas et qu’elle doit rester calme. Il instaure un code, qu’il faudra que je retienne et que je m’applique à mettre en œuvre. Alain pèse chacun de ses mots et la voix est un outil dont il se sert habillement. Je vais devoir faire de gros effort la dessus, car j’ai tendance à beaucoup parler « inutilement » avec les chevaux en général.

 

Une fois l’exercice bien réussie d’un côté on passe à l’autre, qui s’avère être beaucoup plus compliqué. Il prend son temps, la remet à sa place lorsqu’elle s’agace et cherche à fuir l’exercice. Elle finit par comprendre et à donner ce que l’on attend d’elle. Par conséquent on passe à la grande longe.

Encore une fois le travail est beaucoup plus fluide d’un côté, mais avec le temps et le travail, le deuxième suivra.

Puis vient mon tour de bosser. Je dois pouvoir faire marcher Coccinelle en restant à la hauteur de son épaule.

Travail en petite longe basique pour moi, heureusement car je suis très gauche avec des mètres de longe dans les mains.

 

J’essaie de reproduire au mieux les gestes d’Alain, mais je n’ai pas son œil et sa synchronisation et je me fais un peu « balader ». Exercice assez difficile pour moi car j’ai toujours fait en sorte de marcher en mains devant mes chevaux, n’appréciant pas de les avoir à « mes côtés ».

J’arrive difficilement à la faire marcher du côté facile, soit je n’arrive pas à la garder dans le mouvement en avant, soit au contraire elle veut me doubler. L’autre côté fût un peu catastrophique, j’ai réussi l’esquisse de quelques pas grace à la bonne volonté de ma jument. Ce sera donc un exercice que je vais devoir travailler. Je vais bien prendre le temps de m’entraîner à marcher en main au côté de Coccinelle.

 

La séance se finit par quelques tours au trot en liberté et une remise au pré avec ses copines.

Bilan : Je suis vraiment contente d’avoir choisis Alain pour le débourrage de Coccinelle, cette première séance a fini de me convaincre.

J’apprécie le fait qu’il me fasse participer au débourrage et que je ne sois pas qu’une simple spectatrice.

Le principe des "devoirs" me plait tout autant, je ne voulais pas de quelqu’un qui me débourre mon cheval et qu’il me le rende « finit » en mode « débrouille toi avec maintenant ».

Là je vis le débourrage en même temps qu’Alain. J’apprends à faire les bons gestes, à avoir les bonnes attitudes et j’espère que je serais à la hauteur. A suivre!

2 ème séance:

C’est sous un ciel gris sans vent que la deuxième séance de la miss commence.

Alain m’expose le programme du jour : balade en main en extérieur avec possibilité de mise du surfait en fin de séance.

Il me demande aussi si j’ai eu le temps de travailler un peu la marche en main avec Coccinelle en restant au niveau de son épaule.

J’acquiesce en lui expliquant ma difficulté : je n’arrive pas à la faire partir au pas en étant à son côté, je démarre toujours en étant un peu devant pour ensuite me positionner sur le côté.

 

L’on va donc chercher ma jument dans le pré, elle se laisse approcher et au moment où je veux mettre le licol elle se dérobe en trottant. La miss ne veut pas venir bosser. Alain m’explique les bons gestes et les bonnes attitudes pour ne pas avoir un cheval qui se dérobe au dernier moment. Personnellement j’avais tendance à la suivre encore et encore jusqu’à ce qu’elle « cède ». 

On joue un peu au chat et à la souris, Coccinelle tente d’ajouter ses copines au jeu en leur tournant autour, mais ces dernières ne bronchent pas et continuent à paître paisiblement. L’on est obligé de l’isoler dans un coin pour pouvoir l’approcher.

Alain réussit à la licoler en m’expliquant la bonne technique. J’en prends note, je vais devoir perdre ma mauvaise habitude qui est de passer en premier lieu le bout du nez.

Puis il me confie la jument et me demande de montrer mes « progrès » fait en main dans le rond de longe. Je m’exécute. Il me donne des conseils, corrige mes mauvaises pratiques et valide une fois le tout bien exécuté.

 

A présent, direction l’extérieur ! Alain prend les choses en mains et l’on part du côté qu’elle ne connait pas, une totale découverte pour elle ! Ses copines se mettent à hennir quasi de suite, accentuant le stress ambiant. Il instaure les règles à ma jument : tu ne dépasses pas et tu ne bouscules pas.

Les 500 premiers mètres sont « chaud », j’appréhende ses réactions et je suis autant sur l’œil et à fleur de peau que ma jument. Coccinelle lève bien haut la tête, regarde tout, ses oreilles vont dans tous les sens, elle souffle bien fort, fait des arrêts plein de tension, elle stresse comme pas possible…

Alain respire la sérénité, le contraste entre Coc’s et lui sont saisissants, il continue à parler tranquillement et calmement, débloque les situations au fur et à mesure avec « zenitude ». 

Cependant il analyse tout ce qui l’entoure, anticipe tout ce qui pourrait créer un souci ou une situation de panique. Son but : faire comprendre à ma jument qu’avec lui elle ne risque rien, qu’il est là pour protéger et que ce qu’il lui demande ne lui fera pas de mal.

 

Tout en continuant de marcher, il m’explique la bonne attitude à avoir, les façons de gérer les différents problèmes qui pourraient se passer. Ne pas laisser la jument trop « penser » lorsqu’elle s’arrête, avoir toujours une réserve de longe au cas où elle ferait demi-tour, etc…

La miss découvre des situations nouvelles : chien derrière une clôture, voiture qui roule, des nouveaux chevaux, pont à traverser… Pour chaque situation, le même schéma : penser à sa sécurité et à celle du cheval.

 

Coccinelle comprend vite qu’elle ne doit pas dépasser, j’ai l’impression qu’à tout moment elle va « vriller » et partir au galop dans l’autre sens, mais non. Elle fait bien des arrêts où elle campe sur sa position, mais elle finit toujours par aller dans notre sens. 

Puis vient le moment où c’est moi qui doit prendre la miss en main. Je n’en mène pas large, je me mets vite en mouvement, Coc’s me suis docilement.

Je teste les arrêts, pour voir si le respect est là, elle fait bien attention à moi et s’arrête à chaque fois.

J’évite de trop cogiter et de trop regarder ma jument, j’avance à bonne allure me concentrant sur ma discussion avec Alain.

 

Tout se passe bien, même lorsqu’on doit passer à côté d’un gros tas de gravats et que le passage n’est pas trop large. Elle ne me bouscule pas, elle n’essaie pas de me passer devant. Parfait.

Elle a eu un petit coup de stress lorsqu’on s’est rapproché des camions et engins d’une carrière, du coup nous avons fait demi-tour.

Pour Alain, elle avait déjà eu son comptant de stress pour la journée et vue qu’elle se comportait très bien, inutile de tout « gâcher ». Je suis de son avis, et c’est avec soulagement qu’on fait demi-tour.

Sur le retour elle est zen, l’encolure assez basse. Nos difficultés de l’allée ne se font plus sentir au retour. Elle retrouve son pré et ses copines avec calmes, malgré l’engouement qu’elles ont montrés en la voyant. 

Bilan : Je suis épatée ! Je n’aurais jamais cru pouvoir faire une si longue balade avec Coccinelle aussi rapidement et aussi « facilement ».

De la confronter à toutes ses difficultés le même jour ne me serait jamais venue à l’esprit !

Je suis très contente de cette séance, car la belle m’a vraiment surprise par son allure posée en milieu de balade. Je pensais sincèrement que ce serait une bataille durant tout le long, et bien non, elle m’a donné des moments de pur bonheur avec son calme olympien.

Maintenant à moi de voir ce que cela peut donner sans Alain… A suivre !

3 ème séance:

Programme du jour : mise du surfaix et si tout se passe bien, essais des longues rênes.

On commence le travail par un rappel des choses vue dans les séances précédentes : marche/trot/arrêt en longe et au deux mains.

Alain a commencé le travail sur l’immobilité de manière plus poussé. Coccinelle a du mal lorsque quelqu’un se trouve derrière elle et qu’il sort de son champ de vision, elle se retourne pour lui faire face ou pour le voir d’un œil.

Alain prend son temps et travail ce point avec patience. Elle commence à comprendre, mais ce n’est pas encore une évidence pour elle, à re-travailler donc.

 

Puis l’on passe à la découverte du surfaix. La miss se montre curieuse mais reste sur la réserve. Elle se laisse faire lorsque le surfaix est posé sur son dos. Alain la fait marcher, ce dernier glisse, elle ne fait pas de bond ni d’écart. L’on recommence l’exercice et puis on le pose sur la croupe de coc’s, elle semble prendre sur elle mais ne bouge pas trop. 

Alain reste méfiant, il sent que la pression monte et que ça ne va tarder à « exploser ».

Il commence à la sangler légèrement, ma jument stresse mais reste encore très gérable. Et puis il finit par la sangler vraiment et là, j’ai découvert un aspect de ma jument que je n’aurais jamais imaginé.

Elle a bondit dans tous les sens, ruait tel un cheval de rodéo à vouloir se débarrasser du surfaix à tout prix.  Alain gérait le truc à l'aguet tout en étant très sûr de lui au milieu du rond de longe avec une jument qui explosait dans tous les sens.

 

A ce moment-là, je n’en menais pas large, me disant qu’un jour j’allais devoir la monter ! Alors certes, il y a encore beaucoup de travail et le but de son débourrage c’est justement d’avoir une jument « posé » qui ne doit pas faire ça.

Mais découvrir les défenses de son cheval et de voir ce qu’il est capable de faire remet pas mal de chose en question. 

Alain a attendu que Coccinelle se calme et voit que son « explosion » de force et de mauvaise humeur ne changeait rien. Elle s’est donc calmé doucement et il a continué comme si de rien n’était la marche en main. Il a joué avec le surfaix : plus serré/moins serré, il a tapoté dessus pour qu’elle s’habitue au bruit et au sensation, il le bougeait un peu, etc…

Coccinelle n’a pas refait une telle démonstration de défense, mais elle a tout de même tenté quelques trucs durant sa désensibilisation. Alain ne s’est pas démonté et pour calmer le jeu, il l’a longé pour qu’elle lâche son énergie.

 

Coccinelle a surtout trotté et contrairement à ce que j’avais imaginé pas à fond les manettes. C’était assez léger comme trot je trouvais. Puis, j’ai pris la main, devant la longer en liberté. 

Chose étrange lorsqu’on a plus de longe pour nous « rassurer ».

Il faut être très subtil dans ses gestes, ne pas mettre trop de pression, savoir anticiper un changement de direction inopiné (Coccinelle est douée pour ça).

J’ai trouvé ma prestation médiocre, va falloir que je travaille la dessus. Je manque « d’autorité », faut que je m’impose plus.

 

A la fin de la séance, remise du surfaix, ça allait beaucoup mieux, c’est même moi qui ai pu lui enlever. 

Bilan : Réactions prévisibles et attendues selon Alain. Coccinelle est une jument sensible, réservée qui a tendance à vite s’enfuir.

Cependant il est assez étonné de sa patience. Pas mal de chose à travailler avant la prochaine séance, j’espère trouver le temps le nécessaire.  

4 ème séance:

Avant l'arrivée d'Alain et afin d'éviter de perdre du temps à essayer d' attraper Coccinelle qui se sauve dès qu'elle le voit, je vais chercher la miss au milieu de ses copines dans son pré. Tout se passe bien et elle se laisse bien licoler, je la laisse continuer de brouter en attendant Alain.

 

Une fois ce dernier arrivé, je sors la miss de la parcelle et là, elle comprend vite qui est la personne qui sort de la voiture.

Son changement est radical, elle ne veut plus me suivre et décroche totalement de moi pour se focaliser sur Alain qui s'approche. 

Il me donne des conseils pour ramener la jument à moi sans avoir à faire pression sur la longe et l'on part une nouvelle fois pour le rond de longe.

 

Alain commence de suite par le surfaix qu'il pose sur le dos de Coccinelle, sans l'attacher au début.

Il l'a fait marcher, tout se passe bien.

Puis il sangle un peu, la miss devient moins coopérative et Alain la recadre rapidement. Vue que la dernière fois elle marchait et trottait "tranquillement" avec le surfaix, il n'y a pas de raison qu'elle se braque à ne pas vouloir le faire aujourd'hui. 

L'acceptation se fait plus "facilement" et en moins de temps.

Alain passe donc au chose sérieuse : les longues rênes. Là c'est une autre histoire. Coccinelle découvre ses grandes longes qui traînent au sol à côté au début, puis dans ses pieds et ça, ça ne lui plaît pas du tout du tout! Elle frappe le sol violemment, cherchant à s'en débarrasser à tout prix.

Les coups sont durs et résonnent avec force.

 

Commence donc le jeu du : je te mets dans l'inconfort avec les pieds dans les rênes et je te mets dans le confort en te plaçant d'un côté où la rêne traînera juste à ton côté sans te gêner. La miss met du temps à accepter ses grandes longes dans ses pieds, elle va même se taper une fois sans grande gravité. 

Puis Alain mets les rênes des deux côtés et recommence à la faire marcher. Coccinelle commence à comprendre, même si quelques coups au sol sont donnés par moment.

La séance est intense pour ma jument, mais étrangement je me sens bien plus sereine cette fois malgré les coups violents donnés au sol et en l'air que celle d'avant où je l'avais vraiment vue en "défense" en se cabrant un peu et à exploser dans tous les sens.

 

La séance se poursuit avec une réelle prise en main des longues rênes et d'un commencement de direction : tourner à droite/à gauche/s'arrêter. Coccinelle essaie pas mal de faire demi tour pour faire face à Alain, et il est obligé de la replacer plusieurs fois.

Enfin elle commence à comprendre et essaie de faire de son mieux avec calme. 

Le travail se finit et Alain termine par une séance en liberté. Ma jument reste toujours sur la réserve et ne va pas trop au contact.

Il sort la miss juste avec le licol autour de l'encolure et essai de la garder en contact en faisant glisser petit à petit la longe et qu'elle finisse en complète liberté.

Elle le suit ainsi quelques pas, s'arrête quand il s'arrête, ça a un petit côté "magique" mais une fois dans son pré elle décroche vite pour aller brouter. 

Bilan : Ma jument est têtue! Elle n'aime pas "céder" et elle le montre bien. Cependant, elle est très gentille et assez calme. Elle accepte pas mal de chose de "bonne grâce". A voir donc ce que cela va donner par la suite

5 ème séance

Aujourd'hui, c'est moi qui ouvre la séance en retravaillant les acquis : marcher en longe et l'arrêt.

Coccinelle cherche à me faire face à chaque fois et ne veut pas marcher à mes côtés.

Je galère et Alain vient prendre à mon secours pour me montrer comment gérer le soucis.

Mais étrangement, une fois Alain a ses côtés, la miss ne chipote plus du tout et exécute de suite l'exercice. Il me redonne donc la longe et la miss écoute mieux.

On passe à l'étape suivante : mettre le surfaix. Coccinelle me refait la même défense que lorsque j'ai travaillé seule, à savoir en se dérobant soit en reculant, soit en chassant les hanches.

 

Encore une fois Alain vient à mon secours et m'explique comment la mettre dans l'inconfort.

Elle résiste un long moment et continue de se dérober, mais Alain ne cède pas et il m'explique l'importance de continuer encore et encore et de ne pas "lâcher" tant qu'elle ne donne pas un début de bonne réponse.

Il finit par réussir à poser le surfaix et serrer une sangle. Je reprends Coccinelle en main et je suis chargée de sangler pour le deuxième. Elle se dérobe à nouveau, mais je suis les conseils d'Alain et je me colle à ma jument en la faisant reculer. Elle finit par donner la bonne réponse. Ouf!

 

A présent on repasse aux longues rênes, et Alain reprend Coccinelle. Il y a de l'amélioration dans ses réactions, mais ce n'est pas encore tout à fait ça. Elle essaie toujours de se débarrasser des rênes qui traînent dans ses pieds.

Lorsqu'elle se "pose" un peu, Alain passe à l'étape suivante : diriger la miss avec une rêne.

Cela se passe pas trop mal et puis la miss fait demi tour pour faire face à Alain et se met à reculer, refusant de se remettre dans le bon sens.

 

La miss monte en pression et elle finit par se renverser sur le rond de longe. La c'est la panique, Coccinelle se prend les pieds dans les fils et stress encore plus. Encore une fois Alain la gère et attend que la pression retombe.

Une fois calmée, la miss est devenue bien plus coopérative et n'a plus tenté cette défense (une très bonne chose). La séance s'est poursuivit bien plus calmement. Alain a même pu sortir du rond en longue rênes et la faire marcher dans le champs.

 

Bilan : Les longues rênes ce n'est pas encore pour moi!

Je dois cependant travailler la mise du surfaix et Alain m'a donné des astuces supplémentaires en cas de problème.

Coccinelle commence a accepter plus rapidement les choses, il y a encore pas mal de progrès à faire à ce niveau, mais bon c'est une jument elle a son petit caractère et aime le montrer!

On avance doucement, mais surement!

 6 ème séance

C'est sous un temps gris que se déroule cette nouvelle séance.

Je commence donc à faire marcher la miss dans le rond de longe. Elle a toujours du mal à démarrer et se place seulement grâce à l'aide d'un stick. Elle ne m'observe qu'a moitié et fixe une grande partie de son attention sur Alain.

Je suis obligée d'agiter le stick sous son nez plusieurs fois pour qu'elle se recentre un peu sur moi. J'attaque la mise du surfaix qui se fait toujours en marche arrière (elle doit aimer ça). Cependant elle "résiste" moins et n'explose plus.

J'arrive à la sangler correctement entre plusieurs marche arrière!

 

Je la fais marcher avec, tout se passe bien, Alain décide de mettre le filet.

Il m'explique donc la manière de faire, bien différente de ce que j'ai apprise jusque la.

La miss s'est un peu rebiffée mais honnêtement je m'attendais à pire.

Je laisse Alain dans le rond de longe afin de continuer sa désensibilisation.

La miss bouge la tête, mâche, essaie de le pousser avec la langue mais reste tout de même bien à l'écoute. Étonnement le surfaix ne dérange plus du tout! Une fois que Coccinelle s'est un peu habituée au mors, Alain lui ajoute les longues rênes.

 

Il dénoue tranquillement les rênes, Coccinelle attend patiemment qu'il ai finit sous son regard attentif. Une fois fait, il recommence sa désensibilisation en laissant traîner les rênes dans ses pieds et il semblerait que cela soit acquis car elle ne bronche plus vraiment.

Il passe donc au travail en longue rênes tout simplement. Ma jument écoute bien, et se tient vraiment tranquille.

Il commence même à la faire trotter en longues rênes. Puis voyant Coccinelle très à l'écoute, Alain décide de sortir du rond de longe pour la travailler un peu en dehors, mais avec la pluie du jour, le champs est glissant et il se ravise.

 

C'est donc moi qui fait mes premiers pas en longues rênes avec Coccinelle. J'arrive tant bien que mal à faire quelque chose d'a peu prés correct , même si évidement une fois elle s'est retournée pour me faire face. Alain m'a expliqué comment gérer ça et j'ai continué à la faire marcher. Puis j'ai du enlever tout le matériel petit à petit : Filet, longues rênes, surfaix et licol.

J'ai un peu du mal avec le filet, il faudra que je travail ça. Alain finit la séance avec du travail en liberté. La miss fait sa têtue et fière et n'est pas très coopérative pour suivre Alain en liberté. Ce dernier ne lâche pas, ma jument aussi, du coup à plusieurs reprise elle a fait mine de vouloir foncer sur la porte du rond de longe. Je me suis donc positionnée devant et je haussais le ton quand elle fonçait dans ma direction.

Sur la fin, elle a fait l’effort  d'aller un peu vers Alain, mais vraiment de manière très légère, une vraie caractérielle ma Coc's!

 

Bilan : Bien on avance, elle accepte les choses doucement, elle se rebiffe de manière moins violente mais aussi moins longtemps, on va peut-être finir par réussir à faire quelque chose d'elle! ;)

7 ème séance

Nouvelle séance : j'ouvre le bal et je prépare Coccinelle.

Cette fois ci, c'est le licol éthologique qui prend la place de son licol habituel.

Alain m'aide pour la mise du filet car j'avoue ne pas avoir travaillé la dessus durant son absence, et je ne me souvenais plus très bien de sa méthode.

Pour le surfaix, exercice que j'avais travaillé quotidiennement avec ma jument, je m'attendais à faire un sans faute, malheureusement Coc's a fait sa difficile et s'est mise à reculer lors du sanglage.

 

Rien de méchant et tout à fait gérable, j'ai tout de même réussi après quelques minutes. Alain prend la main pour tout le reste de la séance. Au programme : extérieur en longues rênes! 

Alain déroule donc les longues rênes et les fixent au surfaix, ainsi qu'au mors pour un contact léger.

Il fait à nouveau "trainer" les longues rênes dans ses pieds pour s'assurer qu'elle accepte toujours bien et qu'elle a compris, et bien sûr la miss nous a refait son "cirque" en tapant des postérieurs pour virer ses "trucs" qui la gêne.

Alain retravaille donc la dessus, la miss ne cède pas, elle en vient même a se taper violemment un postérieur! La douleur aidant à réfléchir, la miss se calme et devient plus coopérative.

 

Puis Alain prend les longues rênes pour commencer à la guider. Elle fait à nouveau sa difficile  et panique légèrement à un moment ou une longue rênes glisse de sa croupe pour l'entourer. Alain prend le temps et petit à petit la miss écoute. 

A ce moment, il me demande d'ouvrir le rond de longe  pour qu'on parte en extérieur.

J'avoue être assez dubitative après la démonstration caractérielle de ma jument qu'en extérieur cela se passe bien, mais j'ouvre.

La évidemment Coccinelle se croyant "libre" veut partir à fond, mais Alain la retient fermement en riant sous cape. Ce coup là, il le connait bien et il avait déjà anticipé le mouvement.

 

Ma jument a du mal à se mettre  en marche en étant "seule" devant, mais une fois encore le savoir faire d'Alain qui anticipe tout mouvement de demi tour fait qu'elle avance tout de même. 

L'on sort du pré et la bien sûr ses deux copines se mettent à hénir  pour qu'elle revienne. Elle y répond un peu sur les quelques mètres du début et puis hop on est partit pour l'aventure.

 

Coccinelle se retrouve donc devant, à ouvrir la voie. Elle est un peu hésitante et s'arrête par moment pour observer mais ne tente rien de fou. Alain prend la tête un moment pour passer une maison où une scie circulaire tourne puis il se replace derrière elle. 

Ma jument reprend la marche, et puis peu de temps après un chien déboule d'une haie et arrive en aboyant.

Coc's se stop et regarde. Alain l'encourage et la pousse a aller vers lui.

La belle se met en route, timidement au début et puis de plus en plus franchement sous les encouragements d'Alain, obligeant le chien à faire demi tour et repasser dans la haie par laquelle il était arrivé.

 

La balade se continue, elle a juste eu un peu peur après le passage d'un petit camion où des gens sont sortis, sinon elle a vraiment été extra! 

Pas un écart, pas de demi tour, pas d'embarquement au trot ou galop. Elle s'est même détendue à plusieurs reprise. J'ai été agréablement surprise, je ne m'attendais pas du tout à ça. 

Bilan :

Une séance qui avait plutôt mal débuté , mais qui se finit sur du très bon.

Coccinelle a du caractère et n'aime pas céder au début, et puis après elle se relâche.

Espérons qu'elle se relâche totalement rapidement.

 



 8 ème séance

Cette fois-ci, c'est moi qui prend  en main Coccinelle du début à la fin!

Je prépare donc complètement la miss : mors, filet, surfais mais aussi longues rênes (une première pour moi) et c'est partit pour un petit tour en rond de longe en laissant traîner les longues rênes!

Je suis un peu  stressée car si la miss monte en pression, ben je vais devoir la gérer. Elle tape un peu le sol, mais c'est très rapide et gérable.

Ensuite vient le  moment où je prends les longues rênes en main pour la guider dans le rond.

Là, ça devient un peu  plus compliqué et Alain a du intervenir une ou deux fois pour me reprendre ou m'expliquer comment faire avec démonstration.

 

Et là, j'apprends qu'on va sortir en longues rênes et que c'est moi qui vais diriger dès le départ.

Oulà, je n'en mène pas très large à cette idée surtout qu'Alain me prévient que Coccinelle risque de me faire le même coup qu'elle lui a fait la première fois, c'est à dire tenter de partir au trot.

C'était tout à fait le genre de chose  à me dire pour me détendre! Je me crispe un peu et c'est partit!

Alors ma jument ne m'a pas fait de coup tordu , c'est juste qu'elle partait dans tous les sens et que je n'arrivais pas trop à la mettre en avant et surtout droite.

 

J'ai galéré pendant quelques mètres, Alain est venu m'aider et on est repartit. 

Rebelote quelques mètres plus loin, impossible de l'avoir dans le mouvement en avant et droite. Un nouvelle fois Alain intervient.

J'arrive à faire une vingtaine de mètre par la suite et l'on passe devant la parcelle ouverte où broutent les autres jument et la bien sûr Coccinelle partait pour s'y engager.

 

Alain a donc pris Coccinelle et c'est lui qui la mené pour la sortir du champs jusqu'à la route où il m'a redonné les rênes.

J'ai donc fait mes premiers pas en extérieur. Très difficile de penser à tout : anticiper un changement de direction de Coccinelle, surveiller l'environnement, garder la bonne position et savoir se relâcher en donnant des rênes quand tout va bien.

Bien évidemment j'ai fait des erreurs, je ne suis pas assez rapide dans mes déplacements et Coccinelle s'est retournée pour me faire fasse, s'enroulant dans les rênes. Heureusement pour moi elle n'a pas paniqué!

Sur le retour j'ai du ralentir la miss qui avait hâte de rentrer à part ça tout s'est très bien passé.

 

Bilan :

Bon, j'ai de très gros progrès à faire en longues rênes, cependant je suis fière de ma Coccinelle qui est vraiment bien en extérieur. Franchement pour une petite jeune qui ne connaissait que son pré, je suis épatée!

Neuvième séance

Bien j'ouvre une nouvelle fois la séance, il semblerait que ça restera ainsi à présent.

Je prépare miss Coccinelle : filet, surfais, longues rênes.

 Objectif de la séance : m'entraîner aux longues rênes et sortir en extérieur avec.

 

La miss est "chaude" et "chiante", j'arrive tant bien que mal à la préparer car elle n'a pas spécialement envie et elle le fait bien savoir. Je tourne donc un peu en longues rênes dans le rond de longe et voyant la jument ainsi, Alain décide de ne pas la sortir en extérieur. 

Du coup on a travaillé  dans le champs.

Alain me donne comme conseil de me trouver des repaires visuels afin de pouvoir diriger ma jument sans zigzaguer et pouvoir marcher "droit".

La pratique est assez catastrophique, j'arrive difficilement à rester derrière ma jument qui se dandine dans tous les sens. On arrive finalement à quelques chose d'a peu prés correct et je l'ai même ramené en longue rênes dans le rond de longe!

 

La, Alain prend la suite afin de monter en sac à patate! Je suis sur le qui vive, je m'attends à une réaction  puissante de Coccinelle et je regarde avec appréhension la désensibilisation commencer.

Au début, Alain marche  à son côté en exerçant une pression au niveau des flans.

Il fait cela des deux côtés, la miss ne bronche pas.

Il lui apprend à rester sur place lorsqu'il attrape la crinière et sautille sur place.

C'était un exercice que j'avais déjà vue avec Coccinelle des mois auparavant, donc je ne m’inquiétais pas trop pour ça, elle n'a donc pas bougé non plus.

 

Puis le voilà qui se hisse en sac à patate une première fois et redescend quasi de suite. Coccinelle n'a pas bougé. Il continue ainsi en restant de plus en plus longtemps et ma jument reste stoïque et ne n'avance pas d'un poil. Je suis étonnée mais reste tout de même sur la réserve

Alain continue donc sa désensibilisation, il commence à exercer  des pressions au niveau des flans pour la faire avancer, et descend même en basculant de l'autre côté et la miss ne se rebiffe pas.

 

Elle était si "calme", qu'Alain lui a passé les rênes  et a commencé à la guider dans le rond en étant en sac à patate. Il a même pu ramener Coc's auprès de ses copines ainsi! 

Bilan : franchement, je ne m'attendais pas à ce que ça se passe  tout en douceur.

Je suis vraiment épatée du calme de Coccinelle, elle qui bouge et fait sa peureuse pour un rien par moment, là elle est restée tranquille.

Vraiment une très bonne séance, qui s'est finit sur du très positif! 

10ème  séance

Programme du jour : extérieur en sac à patate.

Coccinelle n’a pas envie de quitter ses copines et son champ et dès qu’elle aperçoit Alain, elle campe sur ses pieds et ne veut plus bouger.

Alain la prend donc en main afin de la faire avancer.

On prépare la miss rapidement : licol etho, filet et rênes normales et nous sortons du champ. Alain la fait marcher au pas en main et après avoir récupéré mon stick : les choses sérieuses commencent.

Alain me montre donc comment la travailler en extérieur en rênes simples : se coller sur le côté de la jument, flanc contre flanc, tenir les rênes comme si on était un cheval, donc un bras qui passe par-dessus son garrot et qui tient aussi le stick qui fera office d’appel de jambe et en avant.

 

Cette technique est un très bon compromis pour moi qui ai beaucoup de mal avec les longues rênes, cela me permet de pouvoir travailler ma jument en extérieur en la faisant passer devant tout en étant proche d’elle pour la rassurer et la contenir. 

Coccinelle se plie de bonne grâce à l’exercice et je prends vite le relais la dessus.

On fait quelques mètres ainsi et puis au tournant du chemin, Alain reprend les rênes et monte en sac à patate.

Cela se passe bien, elle ne montre pas de signe « d’explosion » et avance d’un bon pas. Bien évidemment, la miss était bien trop coopérative et « sympa » pour que la séance dure ainsi tout le long !

Aussi, pour je ne sais qu’elle raison, Mademoiselle n’a plus daigné avancer à un moment et cela est donc partit en conflit. Alain au début « sympa », se montre de plus en plus ferme sous les réactions vives et brutales de Coccinelle.

Elle recule, cherche à faire demi-tour à tout prix, donne des coups de tête en direction d’Alain, chauffe et part dans tous les sens !

 

Ce « combat » dure bien 10 minutes avant que ma jument finisse par lâcher doucement et comprenne qu’il vaut mieux pour elle d’économiser son énergie en marchant tranquillement plutôt que de s’épuiser à vouloir contrer pour rentrer au champ.

Le reste se passe plus docilement, elle tente un peu sur le retour de faire « comme elle a envie, elle », mais se fait vite reprendre par Alain. Sur les derniers mètres, ce dernier arrive à la monter « normalement » à cru sur quelques foulées de pas.

Puis, en arrivant au champ, il va pour lui passer les rênes au-dessus de la tête mais Coccinelle réagit vivement et redonne des coups de tête dans sa direction. Un nouveau conflit se lance. Plus mouvementé car Alain est à côté de sa tête pour la désensibiliser au niveau des oreilles et Coccinelle se perche bien haut et fait un peu la toupie, sans se soucier de son environnement, au point de finir dans le fossé par deux fois.

 

Quand enfin ma jument se calme et ne fait plus dans la démonstration de force, Alain l’encourage et elle finit par se laisser faire sans pour autant dire que c’est acquis. Puis Il remonte à cru dans le champ, la fait marcher un peu, alors que les autres juments ne sont pas très loin. Elle se plie en le gardant à l’œil, prête à faire savoir son mécontentement à tout moment. La séance se finit la dessus, car elle a fait l’effort et que c’est bien. 

Bilan : Ma jument a vraiment du caractère et quand c’est non, ben c’est non et lui faire comprendre qu’elle ne décide pas, devient compliqué.

Alain m’a prévenu que j’allais entrer dans une période un peu « difficile » et que je ne vais devoir rien lâcher !

Bon, je ne suis pas du genre à renoncer à la première difficulté, cependant je ne sais pas si j’arriverais à être très ferme dans mes demandes, moi qui suis plus une adepte des compromis.

Un nouveau défi à relever donc ! Cependant la nouvelle façon de sortir Coccinelle que m’a présenté Alain me plaît bien et j’ai franchement hâte de m’y exercer ! 

Onzième séance

 

Coccinelle semble d’humeur conciliante aujourd’hui, et elle reste calme et sage lorsque je la prépare dans le champ.

 

J’ouvre la séance en la détendant en marchant flanc contre flanc, exercice que m’a montré Alain la veille.

 

 

Je m’amuse bien, franchement c’est un exercice dans lequel je prends beaucoup de plaisir. Bien sûr je fais quelques petites gaffes : mon stick bouge un peu dans tous les sens et mes mains ne sont pas trop symétriques.

 

Coccinelle est bien, et j’arrive à l’avoir vers la fin sur un pas lent et une allure détendue. Parfait !

Alain reprend la suite et monte en sac à patate. Il la marche longuement ainsi et finit par monter normalement à califourchon à cru.

 

Elle ne bouge pas, et accepte la présence d’Alain ainsi. Il continue de la marcher dans tout le pré et voyant ma jument sympa, redescend et se remet en sac à patate pour commencer le trot.

 

Coccinelle a du mal, elle ne comprend pas trop ce que recherche Alain. Elle ne bondit pas en avant et n’essaie pas de profiter d’une allure supérieure pour le virer ou autre.

Au contraire, elle redescend rapidement au pas après quelques foulées de trot.

 

Ma jument est franchement cool aujourd’hui ! A tel point, qu’Alain me propose de la monter en sac à patate !!

 

 

Je vais donc cherche mon marche pied, car je n’ai pas la détente d’Alain pour me hisser sur Coc’s.

 

Une fois revenue, il m’explique la théorie qui disons le franchement est très simple ! 

La pratique commence donc et bien évidement ce n’est pas simple du tout.

 

Il m’est difficile de rester « percher » sur Coccinelle sans que mon postérieur me ramène vers le bas.

 

Je recommence donc plusieurs fois et je finis par me hisser convenablement. Malheureusement je glisse très rapidement et je redescends avant que Coccinelle n’esquisse un pas.

 

 

Ma jument reste tranquille et ne bouge pas, elle n’ose pas avancer quand j’arrive à tenir un peu en sac à patate, du coup c’est Alain qui vient aider pour le mouvement en avant.

 

J’arrive difficilement à tenir plus de trois pas dans cette position, après je glisse et descends. C’est un véritable travail d’équilibriste qu’Alain maîtrise parfaitement. 

 

L’on finit la séance sur une ébauche de moi en sac à patate qui marche 2 ptits mètres. 

Bilan : Une jument adorable ! Elle ne peut pas être tout le temps comme ça lors des séances ? J’ai pris beaucoup de plaisir à la voir ainsi : calme et détendue. Pas de rapport de force, tout s’est fait calmement dans la douceur. J’adore !

Douzième séance

Cette fois-ci j'ai rendez-vous avec Alain à la base de loisir!

Pour ce fait, j'ai demandé à mon mari de m'accompagner, car comme l'avait prédit Alain, Coc's m'en fait voir de toutes les couleurs et j'ai le droit à des "non, pas envie" butés de sa part.

 

L'on part donc relativement tôt, car nous avons un "horaire" à respecter et il ne faudrait pas se mettre en retard.

Nous partons donc, direction la base, en faisant le graaaaannnnnd tour, car ma jument a eu une mauvaise expérience avec un camion deux jours avant....

On retrouve Alain sans trop de problème, et j'ai le plaisir d'ouvrir le bal : marche en main comme si elle était montée, le but étant de lui faire découvrir un max de truc et de ne pas seulement suivre le chemin.

Je galère un peu à la mettre en route, et pour corser le tout, Alain me demande de passer entre une poubelle et un rocher. Coc's n'étant pas très chaude ni coopérative, Alain m'autorise à le faire une première fois en passant devant. Ma jument me suit sans problème, on recommence donc en mode "monté en main".

 

Bien que j'ai l'ébauche d'un premier pas, ma jument se fige et ne veut plus bouger, c'est donc Alain qui la prend et qui passe cet endroit. Il la garde encore un peu en main et me redonne les rênes.

Bien sûr avec lui, tout s'est fait naturellement et Coccinelle n'a pas rechigné à passer dans les endroits qu'Alain décidait.

Pour ma part, c'est plus tendu, mais on arrive doucement à faire nos preuves.

 

On se balade donc partout dans la base, Alain nous fait passer par le coin boisé et marcher sur un petit sentier en hauteur. Qui dit hauteur, dit redescendre et me voilà au bout du chemin avec une très belle descente à effectuer!

Alain m'autorise a passer devant et c'est donc ce que je m'empresse de faire avant qu'il ne change d'avis!

Evidemment en plein milieu, ce dernier me demande de me stopper pour voir si le respect est bien là.

Il fallait bien corser un peu le truc! ;)

Ma Coc's a été parfaite, car elle s'est stoppée au moment où je me suis arrêtée, dans une position pas très agréable ce qui m'a fait sourire.

Nous sommes repartit et Alain a pris ma Coc's en main, et à continuer en sac à patate.

 

Puis, sur une partie plus dégagée et longue il l'a fait trotter. D'abord en sac à patate, et voyant que tout allait bien, il a fini par monter à califourchon au pas et un peu de trot. 

J'ai repris ma jument après ça, et j'ai continué "ma monte à pied" jusqu'à l'entrée de la base!

La séance s'est terminé la dessus et nous sommes rentrés tranquillement à pied après un temps de pause sur le grand parking ou Coccinelle a regardé les camions allés et venir. 

Bilan :

Je ne pensais pas arriver jusqu'à la base sans l'aide d'Alain, je l'avoue.

 

Mes deux dernières expériences seules avec Coc's étaient assez tendues, et elle m'a montré son petit caractère pas trop sympa.

 

J'ai fait du mieux que j'ai pu pour être ferme, mais je n'ai pas l'expérience et le savoir faire

Treizième séance


Séance au calme dans le champ. Je prépare miss Coc's et je commence le travail en la faisant marcher en mode "monte".

Alain la prend un ptit peu pour me montrer comment faire pour la faire trotter ainsi et il me la rend très rapidement.

Je galère pas mal, je suis petite et faire de grande enjambée comme Alain m'est difficile. Il me conseille donc de trottiner à côté, chose que je m'empresse de faire et effectivement cela devient plus simple.

 

Alain reprend Coccinelle et m'explique à nouveau comment monter en sac à patate, car je vais devoir m'y coller encore une fois et faire de la marche en main!

J'écoute attentivement ses conseils, regarde bien comment il fait et c'est déjà mon tour...

J'arrive a me placer parfaitement (oh joie!!) et hop on essaie de faire quelques pas. Je ne glisse pas trop, par contre j'ai très vite le tourni. Je redescends vite et recommence plusieurs fois. Il semblerait que j'ai "saisi" le truc, et je vais donc avoir la joie de m'y entraîner jusqu'à ma prochaine séance.

 

L'on passe donc à plus compliqué, en posant une jambe sur la croupe et bouger le pied comme pour caresser les fesses. Premier essai ma jambe a basculé de l'autre côté, heureusement qu'Alain était la pour rattraper ma bêtise et vite me replacer la jambe de l'autre côté sinon Coccinelle m'aurait vite jeté de son dos! 

Mon manque de souplesse extrême fait que je n'arrive absolument pas à réaliser cet exercice et Alain reprend donc Coccinelle pour travailler en sac à patate et à califourchon.

 

Il marche et trotte un peu et découvre une zone de "non droit" et ma jument donne quelques petits coups de cul. Par conséquent commence un travail de désensibilisation à ce niveau. Alain remonte en sac à patate et titille Coccinelle à cet endroit. La séance se finit la dessus.

Bilan : on avance, on avance. Beaucoup de devoir à faire d'ici la prochaine séance qui est assez loin.

J'espère pouvoir tout faire et bien faire.

Je m'amuse de plus en plus avec ma jument, j'apprends énormément au côté d'Alain et je l'en remercie beaucoup.

Hâte d'être à la prochaine séance. 

Quatorzième séance

Cette fois-ci c'est une séance montée en extérieur. Alain prend donc les commandes pour toute la séance et nous partons. Il commence d'abord par de la monte en sac à patate.

Coccinelle commence à avancer avant même qu'Alain lui demande, il la recadre donc de suite, ce n'est pas elle qui décide. La miss a du mal à avancer et elle est un peu stressée d'être "seule" devant.

Puis rapidement Alain monte à califourchon. Coccinelle avance d'un bon pas, plus par inquiétude que par une réelle envie de partir en balade. Elle prend tout de même sur elle et ne fait pas d'écart brusque, elle se stoppe net parfois, mais repart toujours quand on lui demande. Elle renifle et regarde ce qui l'impressionne tout en s'écartant le plus possible gentillement.

Puis lors de la première difficulté, le passage auprès d'autres chevaux et surtout d'un petit cheval qui a gardé ses habitudes d'étalon, Alain descend et redevient le référant pour qu'elle le suive.

Les difficultés s'accumulent : débroussailleuse, tondeuse, tracteur derrière nous et le cheval qui court dans tous les sens en hennissant, Alain gère le tout très bien, ma seule mission et de "pousser" le cheval du pré avec mon stick afin qu'il ne se lance pas dans une idée folle : sauter la clôture!

 

Coccinelle est tendue mais respecte bien Alain. Nous continuons un peu à pied ainsi, le temps de passer une route et un pont, puis Alain remonte. Ma jument se tient bien, du coup lorsque nous faison demi-tour pour la récompenser de sa bonne tenue, Alain redescend à nouveau et passe devant.

L'on repasse l'endroit "tendu" d'avant, mais plus de cheval ni de tracteur, juste une tondeuse encore. Alain remonte donc afin de voir si elle est capable de prendre sur elle, tout en gardant à l'oeil le pré du cheval au cas où il resurgisse!

Le retour ce fait tranquillement et Coccinelle est restée très sage tout le long.

 

 

Bilan : une excellente séance, Coccinelle a vraiment donné du bon, je suis très fière d'elle.

Quinzième séance

Avant le début de la séance, j'explique à Alain les difficultés que j'ai eu avec ma belle lors de mes "devoirs". Il me montre donc et m'explique comment régler le soucis. J'écoute et observe et puis c'est mon tour.

Je me débrouille tant bien que mal et l'on monte sur la route. La, Coccinelle me refait un peu du n'importe quoi, donc Alain la reprend et me montre comment pousser l'épaule. Avec lui tout est beaucoup plus simple et elle se plie vite.

Puis cela revient à nouveau à moi. Je m’en sors mieux et nous continuons. Nous arrivons sur un tronçon de route plus fréquenté, je suis du côté de la route et Coccinelle du côté champs. Nous avançons un peu dans l'herbe et elle marche sur une bouteille de plastique ce qui l'a fait un peu sursauter, mais rien de méchant.

 

Puis, devant nous une voiture passe son portail pour se garer chez elle, Coccinelle ne comprend  pas "où est passé la voiture" et elle ralentie son pas. Au même moment des vélos nous dépassent suivi d'une voiture. Ma jument ne bronche pas.

Nous passons le portail de la maison, Coccinelle regarde avec méfiance le lieu, mais elle ne tente rien. Nous allons jusqu'à une grande place de parking totalement vide où je dois diriger Coccinelle sur toute la place en me fixant des objectifs sous le regard attentif d'Alain.

Puis nous rentrons, sauf que cette fois, c'est Coccinelle qui est du côté route et moi du côté champs. Je suis plus tendue, elle doit le sentir car elle se raidit un peu, mais nous rentrons tranquillement jusqu'au pré.

 

Bilan : Une séance bien sympa. La prochaine fois, ça y est je monte dessus! J'appréhende un peu, mais y'a pas de raison que cela se passe mal! 

Seizième séance



Pour cette séance, l'on reste dans le rond  de longe, mission du jour monter en sac à patate et plus si tout se passe bien.

La miss ouvre le bal avec son sale carafon en refusant d'aller dans la direction du rond de longe. J'essai tant bien que mal à la faire avancer, mais madame se rebiffe de plus en plus violemment.

Alain prend donc le relais et bouscule la miss en chassant les hanches. Le ton "monte", Coccinelle fait encore un peu sa forte tête et puis finit par capituler. Alain l'emmène jusqu'au rond de longe puis la ressort, il fait cela quelques fois pour être sûr que cela ne pose plus de difficulté. 

Une fois dans le rond de longe je reprends les choses en main et je monte assez rapidement. La miss reste sage on fait quelques pas difficilement puis je redescends. On recommence de nombreuses fois et Alain me demande donc "plus" en mettant ma jambe droite sur la croupe .

Ma souplesse légendaire ne m'aide pas vraiment et j'arrive très difficilement  après de nombreux essais infructueux à poser ma jambe sur la miss.

 

Je commence à manquer de souffle et d'énergie, mine de rien ça fatigue drôlement ces petits exercices! Du coup Alain prend le relais et la travail un petit peu en m'expliquant mes futurs "devoirs".

Puis une fois finit, il me demande si je me sens de continuer un peu la monte, je dis oui et je reprends donc mes petites acrobaties. La séance se finit tranquillement la dessus.

 

Bilan : il reste encore beaucoup à faire, je le sais mais on approche doucement du but final. Comme m'a dit Alain, il ne faut surtout pas que je précipite  les choses et que je prenne bien mon temps. Ce serait dommage de perdre tout le travail accompli pour de l'impatience.

 

Dix-septième séance

 

J'ouvre la séance en montrant mes progrès à Alain.

J'arrive a présent à monter en sac à patate et à marcher sans retomber au bout de deux pas.

J'arrive aussi à monter à califourchon mais en étant arrêté et sans bouger.

Coccinelle et moi bloquons à ce stade. Alain me donne donc des conseils pour réussir à “passer” ça, et d'autres devoirs à faire bien évidemment.

Le reste de la séance se passe en extérieur avec Alain qui monte la miss. Elle est très sage et pour Alain, il ne manque que les kilomètres pour qu'elle devienne une véritable jument d'extérieur.

Bon pour ma part, j'en suis loin, mais je ne me décourage pas.

Bilan : Beaucoup de travail à faire de mon côté et de cap à passer.

Dix-huitième séance

Après plus de deux mois sans voir Alain, dû à un arrêt forcé de ma part, c'est avec un énorme plaisir que je le retrouve.

Nous parlons longuement de Coccinelle, des futurs étapes, de notre parcours et surtout de ne pas vouloir brûler des étapes en me comparant à d'autres “couples” qui sont au débourrage comme moi et Coc's.

Puis arrive le moment où je dois montrer mes progrès. Je travaille comme si j'étais seule avec ma jument.

On marche un peu en longe dans le pré. Puis je marche à côté d'elle en la dirigeant avec les rênes.

Alain me reprend à ce niveau, me demandant de lever mes bras afin que ma jument s'habitue à mes mains à la hauteur de monte. Je prends note et recommence donc ainsi sous son conseil.

Arrive le moment de la monte, je commence toujours en sac à patate, histoire de tester la miss et voir son tempérament, même si elle était très à l'écoute dès le début et centrée sur moi.

Alain me reprend de suite sur ma position de sac à patate qui n'est pas bonne et hop en avant. La miss est un peu bourrine et marche vite. Alain m'explique que je tiens mal mes rênes et me montre comment faire.

 

Arrive le moment de la monte à califourchon et du pas. Mon manque de niveau se fait sentir et Alain me reprend sur beaucoup de chose.

Il rectifie mes erreurs, et m'apprend à correctement me tenir droite et diriger mon cheval.

Rien à voir avec mes cours de classique, Alain m'enseigne une nouvelle méthode “plus simple” et plus compréhensible pour le cheval.

 

Il va falloir que je perde mes vieilles habitudes et mes mauvaises manies aussi. Beaucoup de travail à faire de ce côté là. Mais je ne me décourage pas, Coccinelle ne demande qu'a apprendre et elle semble bien avec moi donc je dois me montrer à la hauteur.

Je remonte et descends de nombreuses fois, sous les conseils d'Alain, je rectifie ma position et j'arrive doucement à quelque chose de “correct”. La séance se finit la dessus.

 

Bilan : Une très bonne séance. Selon Alain, Coccinelle se pose au niveau de son comportement, plus avenant et moins craintif.

Elle cherche un peu les gratouilles et se centre vraiment sur nous lors des exercices et même en dehors.

Les autres juments n'existent plus et elle est vraiment avec moi lors des exos, un bonheur.

 

Le plus gros travail doit venir de moi maintenant, afin d'être à la hauteur de la sensibilité de ma jument.

Il va falloir que je travaille dur!

Dix-neuvième séance



C'est avec un peu d'appréhension et beaucoup d'impatience que je retrouve Alain après des mois sans s'être vue. L'automne et l'hiver nous ayant forcé a arrêter les séances au vue de l'état de mon terrain.

L'on discute un peu de ce que j'ai fait durant ces mois, les problèmes que j'ai rencontrés et surtout ce que devient la miss Coccinelle. Je fais un résumé rapide et explique que le trot ça ne fonctionne pas. La miss n'ose pas trotter avec moi sur son dos... Alain me demande donc de lui montrer notre travail fait depuis la dernière fois et je commence donc "ma séance" comme si je suis seule.

Je détends un peu en main Coc's, en mode "je me tiens à côté en tenant les rênes normales". Ça me permet de "ressentir" l'humeur de la miss : stressée, motivée, pas motivée, avec du jus, etc...

Là, j'ai une jument sympa qui décroche quand même un peu avec la présence d'Alain qu'elle garde le plus souvent dans son champ de vision. Ce dernier trouve ma jument plus posée et avec un meilleur oeil! Çà me fait plaisir.

Je finis par monter sur son dos et on marche dans le champ. Alain me reprend beaucoup sur ma façon de me tenir, mon tout petit niveau se fait ressentir énormément, mais il m'explique avec patience et diplomatie.

 

Puis, on sort en extérieur. Coc's se stoppe fréquemment et Alain m'explique qu'il faut que je mette un peu de fermeté dans mes demandes et que je sois moins "cool". Oui, j'ai tendance à laisser couler de peur de la brusquer... J'écoute donc ces précieux conseils et on avance.

J'ai beaucoup a travailler de mon côté car j'ai de très, voir trop nombreux défauts, mais Coc's est un amour et elle me pardonne beaucoup de chose. Alain en est assez surpris, car elle est vraiment tolérante et patiente avec moi.

Puis il part devant nous et me demande de le rattraper en accélérant le pas.

C'est un peu laborieux au début mais j'arrive à faire accélérer la miss et j'ai même le droit à une ébauche de trot.

 

La balade se poursuit, Alain étant devant ou à côté, ma Coc's se sent rassurée et le suit comme leader.

Il finit par le remarquer et me refait passer devant. Une petite position de force de ma part fût nécessaire pour qu'elle accepte d'être en tête. Alain me donne la solution pour débloquer un cheval qui campe sur sa position quand on est à dos de cheval. 

La promenade se poursuit et on finit par arriver à endroit où des chiens aboient derrière une haie. Ce fût compliqué de la faire passer. J'ai fait de nombreuses erreurs, et Alain m'a reprise à chaque fois, donc il faudra bien que je garde en tête ses conseils dans de telles situations. Cependant, à aucun moment je me suis sentie en stress ou en danger. 

Je me suis un peu épatée sur ma capacité à garder mon sang froid, mais je pense que la présence de mon coach y est pour beaucoup! Bien sûr en passant le long de la haie, j'ai fait une énorme bêtise, j'ai laché une rêne pour encourager la miss.... Même si je tenais les deux dans une main, c'était pas très malin de ma part et Alain m'a vite reprise. Oui, je sais, je fais trop confiance à ma Jument...

Puis après ça, nous avons fait demi tour et Alain ne m'a pas laissé "tranquille" pour autant, nous avons donc travaillé le trot. En petites foulées, parce que disons le honnêtement, je rebondis tellement que je me déporte... Il a bien tenté de me donner quelques méthodes différentes mais je n'arrive pas à maitriser mon gros popotin. Ahem...

 

Sinon, du côté de Coccinelle la miss fait quelques foulées et revient gentillement au pas sur demande. Elle est vraiment adorable. On a finit par rentrer au pré tranquillement avec quelques foulées de trot au milieu. 

Bilan : Rassurée par la validation d'Alain sur une bonne évolution. Honnêtement, j'avais peur de le décevoir dans les petits avancements faits.

Il trouve ma jument de bonne volonté avec moi, elle veut me faire plaisir et accepte les bêtises que je fais sans éprouver de la rancœur. Un Amour je vous dis! Il me reste plus qu'à comme on dit.

Faut que j'arrête de la voir comme une petite chose frêle et m'oblige à être plus ferme par moment. On va y arriver!!

 Vingtième séance.

Cette fois-ci c'est balade avec la selle. On prépare donc la miss, Alain me prête sa selle, et on vérifie si Coccinelle est totalement désensibilisée.

On marche donc, en laissant les étriers ballotter et je tape un peu sur la selle pour voir ses réactions : RAS.

Alain prend donc la miss en main est m'explique comment monter en selle. Un pied dans l'étrier, la main sur le garrot et l'autre main attrappe l'étrivière pour contrebalancer le poids du cavalier qui s'appuie sur l'étrier.

Il reste quelques instants comme ça, demande à ma jument d'avancer, elle ne bronche pas. Il recommence plusieurs fois, puis voyant la coopération de Coccinelle, il monte la miss normalement.

 

Aucune réaction de sa part, elle reste cool, pas surprise du fait qu'Alain soit sur elle avec une selle au milieu. Il marche un peu, puis me cède sa place.

C'est à mon tour de monter. Je fais bien comme il m'a dit et hop mes petites fesses sont sur sa selle, d'ailleurs au passage mon popotin est tombé amoureux de cette selle si moelleuse *o*.

Je marche un peu dans le champ et direction l'extérieur. Tout est plus facile avec la selle, j'ai beaucoup plus de force dans les mains et ma pauvre jument en fait les frais lors de ma première demande d'arrêt. Oups, va falloir que je dose!

 

On marche pas mal, Alain m'explique comment bien monter, car faut dire que mon bassin est complètement bloqué et j'essai d’emmagasiner toutes ses précieuses infos. On tente le trot, va falloir que je travaille ça sérieusement, ma position est mon vrai gros problème.

Alain m'explique avec patience et le cours se base plus sur "moi" et mes lacunes que sur Coccinelle et sa sortie en extérieure. Il semblerait que Coccinelle soit prête et que ce soit moi qui doive la rattraper, je suis fière du chemin parcourut par ma jument.

 

 

 

Bilan : à présent le travail que je dois faire, c'est sur moi. Je n'en suis pas surprise, et je sais que j'ai beaucoup à faire. Coccinelle est vraiment adorable et elle me pardonne beaucoup de chose. Elle a toujours son petit carafon, mais sans ça, je ne l'aimerais pas autant.  

 Vingt-deuxième séance.

 

Cette fois ci, je pars seule avec Coccinelle. Alain m'attend à des points clés le long de mon itinéraire afin de valider ou non notre évolution. J'explique à Alain, que je mettrais pied à terre le long de la route. J'aime de moins en moins passer de tel endroit monté. Cela ne le dérange nullement, le but étant que Moi je me sente à l'aise avec ma jument et que je fasse les choses en gardant la notion de "sécurité".

Sur ce, nous partons. Alain m'attend au bout du premier chemin, je mets un peu de temps à arriver, car Coc's s'arrête souvent pour scruter la voiture à l'arrêt d'Alain et ce dernier.

Lorsque je suis à son hauteur, il me reprend sur ma posture et le fait que je dois être plus "exigeante" avec ma jument. Le chemin elle le connait, elle ne doit plus faire celle qui hésite.

Je continue donc à pied car l'on va longer la route que je n'aime pas trop. Tout se passe bien, excepté un ptit écart à cause d'un cheval dans son paddock, la miss s'est bien comportée.

Alain m'attend à l'entrée de la base de loisir. Une fois l'avoir rejoint, je cherche un caillou pour monter sur ma jument. Heureusement pour moi toute une rangée est présente et je remonte sur Coc's qui ne bouge pas d'un poil et en avant!

La miss hésite à passer le portail. En effet, au sol est présent le rail qui permet de le fermer et elle le regarde avec appréhension en se dandinant. Je demande fermement à ce qu'elle passe et elle fait l'effort de le faire bien que tendue. Je la félicite chaudement après ce passage et on continue à avancer.

La je m'amuse à passer entre des arbres, des rochers, la miss écoute bien et ne cesse de regarder de partout. Il y a un peu d'animation et de monde et elle ne sait pas trop où donner de la tête.

Alain m'encourage, me donne des conseils et me demande d'atteindre le bout du chemin pour mettre pied à terre en remerciement à ma jument, chose que je fais.

La miss est un peu sur l’œil au début, puis elle finit par se détendre et broute doucement. Alain m'explique l'intérêt de mettre pied à terre après les gros efforts qu'à fait ma jument. Il faut que la sortie reste un plaisir, elle fait de son mieux et prend sur elle, la récompense c'est de descendre, pas obliger de continuer à avancer, au contraire, je peux rester sur place et profiter moi aussi du moment.

Le but étant que nous ayons des moments plus "calmes" et "sereins". C'est la récompense et il faut savoir la donner à un jeune cheval qui apprend et découvre.

Puis le retour à la maison se fait tranquillement. Alain m'accompagne jusqu'à l'entrée de la base et le reste je le fais seule. Nous rentrons tranquillement au pré, la miss a été parfaite.

Bilan : que du positif. Ma jument est vraiment adorable et je prend beaucoup de plaisir à la monter. J'aime passer du temps avec elle, que ce soit à pied lors de ses balades ou bien sur son dos. Elle est adorable comme tout et je me surprends en pensant tout le chemin parcouru

 

Vingt-troisième séance



Cette fois-ci, c'est la balade à deux chevaux qui nous attend. Nous préparons donc chacun notre cheval et en avant!!

Huhu, moi qui pensais que ce serait du gâteau avec un autre cheval, et bien non! Au contraire! Coccinelle ne comprend pas trop pourquoi sa copine est là, et elle rechigne sur tout au début. Je dois être très ferme pour qu'elle daigne avancer et cesse de se coller à sa copine.

C'est compliqué mais j'arrive à la faire marcher par intermittence. Puis elle se lance. Alain commence donc l'apprentissage en extérieur avec un autre cheval. Il passe d'abord devant, puis je dois stopper ma jument tandis qu'il continue. Coccinelle ne bouge pas et attend que je lui demande de marcher.

Je rejoinds Alain à sa demande et c'est maintenant à mon tour de passer devant et de prendre de l'avance. Beaucoup plus dur de faire bouger ma belle qui est assez tendue.

Alain me rejoind donc et Coccinelle commence à comprendre que se caler derrière l'autre jument, c'est pas mal! Alain s'arrête du coup et me demande de me mettre à sa hauteur pour qu'on fasse front. Coccinelle essaie de se remettre derrière, mais je ne la laisse pas faire et on finit difficilement par être côte à côte.

Puis, on commence le trot. Coc's a du mal à se lancer et trotte tout doucement. On recommence le jeu de : l'autre jument dépasse et puis l'autre rattrape et dépasse.

On finit par arriver à un endroit un peu compliqué et là Alain m'explique que lorsqu'on en a un cheval plus expérimenté, il peut venir en aide au plus jeune en se mettant entre "le danger" et le jeune cheval. Ce qu'il fait pour passer prêt d'une maison où des chiens aboient et pour passer le pont.

On continue la balade sur un chemin pas très fréquenté pour faire un peu de trot et on se lance. Coccinelle est moins timide mais on sent toujours sa réserve.

La balade se poursuit en reprenant un chemin d'herbe, et Coccinelle prend la tête. On refait du trot et retourne sur la grande route, puis le chemin du retour. Là, nous faisons une sorte de mini course au trot : tu me doubles, je te double et Coccinelle semble avoir compris car elle me fait une super accélération.

On retrouve le pré tranquillement et la séance ce finit.

 

 

Bilan : A deux, c'est bien plus compliqué, mais Coccinelle reste au ordre et ne se base pas sur les arrêts et accélérations de l'autre jument. Une très bonne chose. Encore un peu de travail à deux, et ça devrait le faire!