Iemcke du Granois

Voici Iemcke du Granois née le 12 mai 2018, fille de Astriduyt den Woldenster 1ère prime et de Jasper 366 élite preferent.

 

 Elle a obtenu une troisième prime au concours modèle et allure de Villeneuve sur lot en septembre 2018.

Avril 2019

Septembre 2019

Iemcke, magnifique pouliche de 16 mois que je n'ai pas encore travaillée, ce sera une nouvelle et belle expérience.


Dans le parc, c'est une crème de pouliche qui cherche des caresses et notre présence. Aucun souci pour lui mettre le licol, Alain part en longe avec elle, direction la carrière. Et là, c'est la fête... Iemcke galope, saute, envoie les postérieurs et en fait, manifeste beaucoup de bonne humeur.

 

Alain la stimule dans ses actions comme s'il jouait avec un chien, mais un gros chien quand même ! Rien n'est fait par vice ou méchanceté, même s'il faut faire attention à ses débordements de joie.
Puis vient le moment du travail. Alain a pris le stick et lui rappelle que c'est aussi avec le stick qu'il faut qu'elle soit attentive, c'est le prolongement de la main qui indique d'avancer, de tourner, de s'arrêter. Mais comme ce n'est pas sa première séance, elle connait déjà ces gestes, elle reste appliquée.

C'est à mon tour. Je suis complètement novice quand à l'utilisation du stick, alors tout d'abord, j'ai une explication de sa tenue "en canne à pêche".


Iemcke me suit tout simplement, sans problème, on passe au trop, et lorsque je m'arrête, je mets le stick devant son poitrail sans la toucher, en lui indiquant avec la voix de s'arrêter. Je me mets face à elle car ces arrêts avec le stick vont être repris par le geste de ma main levée qui indique un stop, puis je recule en l'appelant aussi d'un signe de la main, elle doit avancer vers moi.

On continue de marcher au pas, au trot en indiquant avec le stick les arrêts que je lui demande, elle est à l'écoute.


Nous passons ensuite au travail en liberté, plus de licol et de longe, juste le stick qui va indiquer les actions à mener.


Alain et Iemcke marchent côte à côte, tranquillement. Puis, il lui indique comme lorsqu'il la travaillait avec longe et licol, de venir vers lui, de s'arrêter, de repartir, de s'immobiliser à nouveau. La pouliche paraît télécommandée, c'est étonnant. Iemcke est très détendue, à l'aise, et vient se rassurer un peu en cherchant des caresses auprès d'Alain.


Je récupère la pouliche pour faire le même exercice, et à cet instant, cela me paraît complètement surréaliste que je puisse y parvenir. Après quelques conseils d'Alain, je me lance.

 

Les débuts sont un peu approximatifs en ce qui concerne la direction que je demande mais ça marche, et c'est tout simplement  génial ! Iemcke est d'une gentillesse qui m'épate, pas de coups tordus pour faire "croire qu'elle n'a pas compris", elle réussit à faire ce que je souhaite quand je suis claire dans ma demande, c'est un vrai bonheur.

A cet instant, j'ai l'impression d'être comme un enfant qui apprend à faire du vélo et qui après avoir chuté plusieurs fois, arrive à pédaler sans tomber.

 


C'est de la magie...ou presque, parce que j'apprends les bons codes, j'écoute les conseils d'Alain et tout ceci me permet de faire ce que je n'aurais pas imaginé réussir un jour.

  Octobre 2019

 

Iemcke nous attend et plonge son nez dans le licol que lui tend Alain, nous allons travailler les allures au pas et au trop dans la carrière aidés de la voix et du stick.


Je marche dans mon couloir, Iemcke dans le sien, le stick permet de ne pas se laisser dépasser, la pouliche doit rester à hauteur de mes épaules. Le stick encadre le mouvement du pas en canalisant les épaules et en agissant comme un frein devant sa tête si elle va plus vite que moi.

 

Le stick reste avant tout un prolongement de la main qui indique ce qu'on peut ou ne peut pas faire, une indication.

 

Sur la première longueur, on marche au pas, on change de direction à droite. Je dois faire attention qu'elle ne me dépasse pas et je fais usage du stick pour le lui rappeler. Le retour se fait au petit trop, qui était ma demande initiale... mais qui s'est un peu transformé en ruade, galop, par franchement prévu.
Pas d'accord me dit Alain, on ne joue pas, on travaille : recadrage.                         

Nous alternerons avec Olivier cet exercice qui finira pas donner de belles allures. Pas besoin de parler fort et solliciter Iemcke, le seul fait de trottiner à côté d'elle permet de donner le tempo du pas ou du trot. 

Nous terminons par le travail en liberté qui reste toujours un peu surréaliste pour moi...

La pouliche est sensible et me montre rapidement lorsque j'hésite un peu, que mes informations ne sont pas

assez précises.

 

 Sa réaction est rapide et sans appel : elle part loin de moi, direction la porte de la carrière.

Il faut être très clair tout simplement.


La séance se termine sur ce travail en liberté que je trouve particulièrement beau et impressionnant. Iemcke pourrait nous envoyer balader, nous ignorer mais elle nous suit avec douceur, en bonne élève attentionnée, c'est du bonheur, juste du bonheur.