Jéleena du Granois

 

             Juillet 2019

 

La deuxième séance avec Jéleena est un peu plus sport, c'est une fille et elle ne compte pas pour des prunes...


Notre belle Jéleena était déjà en pleine forme dans le parc lors du travail avec Karsten, alors lorsque Oliver lui met le licol, elle se manifeste avec vivacité.


Alain reprend un moment la pouliche qui se défend en tirant fortement sur la longe pour retomber à terre, assez surprise de sa pirouette.

A mon tour, je prends la place d'Alain et je travaille les mêmes figures, en chassant les hanches pour de pas arrêter le mouvement et en bloquant les épaules lorsque je demande un arrêt.

 

Des encouragements, des caresses douces qui rassurent, tout se fait dans le calme même si Jéleena est plus speed que Karsten, plus impatiente, plus facétieuse. Elle se défend beaucoup plus, mais le système, ma hanche et mon bras contre son avant main pour retrouver le calme fonctionne très bien.

En s'opposant à nous lorsqu'elle tire sur la longe, elle nous gratifiera de plusieurs pirouettes avec une chute à terre qui la surprend et la déstabilise : elle doit essayer de comprendre ce qui lui arrive, pas facile d'être une jeune pouliche !


Jéleena est un peu plus nerveuse que Karsten, elle transpire un peu plus et demande d'être plus attentif car ses déplacements sont vifs et rapides.


La séance se termine toujours dans le calme, je me rapproche d'elle pour lui enlever le licol, en douceur,en le faisant glisser le long de l'encolure, et en laissant mes bras en collier pour toujours garder le contact avec elle.

 

Et tout naturellement, je libère Jéleena qui s'écarte sans brusquerie de sa part.

Ce que je retiens de cette séance, c'est que ces deux poulains apprennent vite à partir du moment où nos demandes sont claires et que nous répétons les consignes avec calme.

 

Ils réagissent sur une nouvelle demande et ne me laisse pas dans l'attente : je suis proche, ils s’exécutent avec attention, je laisse un peu de distance et ils reprennent le pouvoir.


Tout va se jouer dans cette gestion de l'espace qui va nous permettre, petit à petit d'installer cette confiance qu'ils nous donnent et élargir notre champ d'action.

            Aout  2019

 

‌Une nouvelle séance avec les petites bombes noires Jéleena et Karsten, et ce sont de jolis moments d'apprentissage entre nous...

 

Ce matin, on révise d'abord, c'est Jéleena qui commence, avec la mise de son licol dans le box, et direction la carrière toujours avec Maman Yeléna.


La mise du licol ne pose manifestement plus trop de souci, on s'approche, on parle et on s'habille doucement comme une grande. 

Nous cheminons vers la carrière tranquillement, avec peut être moins d’appréhension que la dernière fois, qui était la première fois où Jéleena se trouvait tenue en longe.

Donc, révision du pas en cercle autour de moi, avec la main le long de l'épaule opposée, ma hanche prés de la pouliche, tout se passe dans le calme, Jéleena est beaucoup plus à l'aise, et évolue dans le calme sans se défendre.

Petit à petit, je laisse un peu de distance entre elle et moi, en laissant une longe plus longue. Mes demandes de mise en mouvement sont ponctuées par des demandes d'arrêt en stoppant et en exerçant une pression sur la longe. La pouliche doit me comprendre, dès que j'obtiens le résultat de l'arrêt très bref au début, je lâche la pression sur la longe et je félicite.


Nous marchons ensemble sur des cercles qui s’élargissent de plus en plus, Jéleena est très à l'écoute, et semble avoir bien assimilé les échanges de la précédent séance, le bonheur !

Alain nous explique que nous allons varier les plaisirs et marcher tout simplement en changeant de direction afin que la pouliche comprenne qu'elle doit nous suivre sans se défendre. Pour cela, j'avance à la hauteur de ses épaules, longe détendue et dès qu'elle manifeste son désaccord en tirant, je reste ferme mais dès qu'elle ne met plus de tension, je relâche immédiatement la longe.


Rapidement, la pouliche comprend ma demande et nous avançons un coup à droite, un coup à gauche, sans tension et avec une certaine fierté de ma part, j'applique les codes et ça fonctionne du tonnerre !

J'ai une explication très pratique par Alain de notre marche à deux : Jéleena a son couloir devant elle et moi le mien, nous devons marcher en parallèle, elle peut se dérouter un peu vers son extérieur mais pas vers le mien.
Quel bonheur de voir évoluer Jéleena avec calme, à l'écoute de nos demandes, la dernière séance paraît bien loin, lorsqu'elle nous avait fait des pirouettes pour nous montrer son désaccord.


On se garde toujours la possibilité de revenir à l'arrêt avec la hanche tout contre elle et le bras qui enserre les épaules car elle connait ce geste qui signifie arrêt, calme et confiance.

Pilier d'attache : nouveau terme que j'apprends lorsque je dois demander à la pouliche de s'arrêter lorsque je suis immobile. Je ne bouge plus, mais je la laisse marcher autour de moi, elle doit comprendre que si je ne marche pas, elle doit s’arrêter elle aussi. c'est un début pour intégrer le principe de l'attache et le fait de rester immobile.
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Pas évident tout de suite, mais j'obtiens quelques arrêts brefs mais arrêt quand même. Je félicite, j'encourage.

La séance terminée, nous repartons vers le box avec Maman Yelena et nous allons commencer le travail des pieds, lever les antérieurs et les postérieurs. Alain reprend Jéleena au licol et descend doucement sa main le long de son antérieur gauche jusqu'au boulet qu'il prend dans sa main et le soulève. Il garde quelques secondes l'antérieur plié sous le poitrail et repose le sabot. La pouliche réagit un peu car cette manœuvre est nouvelle. Même manipulation pour l'antérieur droit, elle bouge un peu mais au final reste très sympa. Lorsque c'est à mon tour, même procédé, la main doucement le long de son antérieur, une pression et je relève le sabot. Nous sommes calmes toutes les deux, Alain tient la pouliche au licol.


Nous passons aux postérieurs, c'est un peu plus mouvementé, mais au bout de quelques minutes, nous lèveront les postérieurs en faisant bien attention que le postérieur et le pied soient sous le ventre de la pouliche, il faut veiller à ne pas écarter le postérieur vers l'extérieur.

 

 


Fin de séance : on ôte le licol, on parle, on caresse et après, on libère Jeleena