Dubaï

Je vous présente Dubaï, c’est un petit Arabe de huit ans. C’est un cheval très respectueux en main ou en liberté.

 

Il vit avec deux juments, une de 23 ans et une de trois ans. L’équilibre entre eux est formidable.Mais c’est un cheval au passé compliqué. Il vient d’Espagne.

 

Je l’ai acheté comme un cheval de rando calme et posé, ce qui était le cas lors de l’essai, mais depuis, les peurs se sont réveillées, et très vite on a constaté d’autres problèmes. Le plus ennuyeux étant un problème de bouche. Excroissance osseuse dans la mâchoire (sûrement cassée) interdisant la monte en mors classique, ce qui m’a coûté une bonne chute. Dubaï ne fera que de la rando, et mon objectif est de se connaître et de se comprendre assez pour partir cet été sillonner nos chemins dromois avec sa jeune copine de prè.

 

Je n’ai fait pratiquement que des rando et prit des cours avec ma jument de 23 ans et parfois d’autres chevaux, mais je suis plutôt novice. Je suis poussée par une passion, mêlée d’émotion et de besoin de m’orienter vers les chevaux et Dubaï est un immense défi pour nous deux et il est nécessaire que je sois accompagnée.

 

J’ai donc fait appel à Alain Bellanger
J’avais lu son livre et j’avais hâte de le rencontrer.

1ère séance Nov 2019 :

 

Ce matin, c’est dans le froid de l’hiver heureusement sans pluie que nous avons eu notre premier contact avec Alain Bellanger.

 

Après un rapide pansage, Dubaï et Alain on fait connaissance dans la carrière. Outre que la connexion Alain-cheval est très impressionnante, tout s’est très bien passé.

 

La mise en place du filet est un problème, on a donc travaillé ça. On a enlevé la muserol pour commencer en douceur. Alain lui baissait la tête avec pression relâche entre les deux oreilles, ça marche bien.

 

Puis Alain instaure des temps de pause pour permettre à Dubaï de réfléchir. Du calme, de l’observation des deux parties et on recommence l’exercice. Parfois, Alain le repousse pour le mettre dans une situation d’inconfort et de réflexion. Pour la chambrière c’est vraiment trop tôt, il perd vite le contrôle. Je garde en mémoire le calme, le déplacement du corps, l’observation, la répétition des exercices, et les pauses. Savoir s’arrêter au bon moment.

 

Pour l’instant on ne va faire que du travail à pied, ce qui n’est pas vraiment dans mes aptitudes, mais que je sais nécessaire.

2ème séance Déc 2019 :

 

Alain a remis Dubaï en condition de travail dans la carrière. Cette fois il a très rapidement intégré le stick.

 

Les yeux de Dubaï semblait sortir des orbites à l’approche de l’objet. Mais avec sérénité et confiance, Alain lui a fait accepter cet ancien objet de torture. J’ai pris place dans la carrière et fait quelques tours en longe également avec  le stick. Le but du jour étant de sortir seul en extérieur et toujours avec la chambrières pour avoir un guide et un frein.

 

Malgré l’agitation des juments, Dubaï est rester bien connecté à Alain. Nous sommes donc partis sur le chemin. L’exercice a même était poussé jusqu’à la mise en stress au milieu d’une cour avec des chiens (en chenil) mais très bruyants. Des endroits inconnus.

 

Grâce à Alain tout s’est très bien passé. J’ai fait le retour dans le calme malgré mon appréhension. Je suis évidemment très satisfaite de Dubaï et assez contente de moi, mais nous étions tous les deux épuisés. La remise au pré s’est faite en douceur suivie de nombreuses roulades.

 

Pendant les quelques semaines qui vont suivre, nous allons intégrer une petite écurie pour avoir encore plus de suivi, presque au quotidien, pour revenir au printemps à cheval et reprendre une réintégration à la maison sous l’œil bienveillant d’Alain Bellanger